Thursday, December 11, 2008

REFLEXION SUR UN KIVU INDEPENDENT, UNI ET PROSPERE.

Apres une période honteuse due aux declarations de nos soient-disant politiciens politiquement vides de sens et des visions, on risqué encore d’etre frapper par une determination de s’abstenir aux debats sur notre avenir comme peuple. Ca fait plus d’un mois que je suis en Afrique central, et je me suis rendu compte combien les gens sont vraiment dégoutées des demarches nuisibles don’t un nombre important des soient-disant leaders d’opinions (basées completement et hontement sur la pensée clanique).
Une chose m’a quand meme soulager: c’est le fait que nos voisins Kivutiens semblent etre pret aux pensées liberatrices. Ici je vais dire que la question d’auto-determination des deux Kivus n’est plus un taboo. Pour certains de nous qui ont toujours rever un Kivu prospere et independent, c’est une grande inspiration!

Malheureusement, les Sanabalates et les Tobias sont toujours en plaines demarches des confusions, et désorientent un bon nombre des Kivutiens.
Cependant, il ne faut pas avoir peur, car il n’y rien des plus puissant qu’une idée dont son temps est arrive!! Il faut tout de meme décourager et si possible ignorer ceux parmis nous qui se précipitent vers la voie de division.

Divisés nous sommes tous faibles. Unis les Kivutiens pourrait devenir, et pour de bon, une des plus grandes forces de la region des grands lacs.
Contrairement a` certains de nous qui profitent de notre division et qui betement croient qu’ils ont vraiment quelque chose a` gagner, je suis profondément et sincèrement persuadé qu'avec notre determination et notre dignité, le people Kivutien, uni sous un leadership éclairé, émergera une fois encore non pas comme un groupe socialement et politiquement divisé en function de leurs tribus, mais comme un bloc et une force dont la grandeur est indestructible parce qu'elle sera bâtie non plus sur la mentalité divisioniste, l'envie et la suspicion, mais basée sur l'espoir, la confiance, l'amitié, et dirigé pour le bien-etre de tous.

Par Akim

LE RAPPORT SUR LES MASSACRES DES BANYAMULENGE A GATUMBA, BURUNDI

Rédigé par Zébédée Ruramira

La répression des faits criminels odieux est une nécessité ressentie à jamais par les victimes, toutes les personnes et organisations désireuses de la justice bien qu'elle se soit avérée souvent utopique. Les Etats et leurs juges subissent des pressions, intimidations et sont parfois victimes des enjeux dont ils ne sont pas à mesure de contrôler.

C'est dans ce cadre que les massacres de Gatumba commis essentiellement contre la population civile Banyamulenge restent jusqu'à l'heure actuelle impunis. Pareillement, Nsanzuwera fait observer qu'il faut déplorer que "plusieurs décennies d'impunité au Rwanda avaient persuadé des dirigeants extrémistes que n'importe quel crime, fut-il le plus odieux de l'odieux, serait toléré [1]".

Ces actes cruels et tragiques de Gatumba, qui ont été condamnés par l'ensemble de la communauté internationale, dont les instigateurs et auteurs demeurent encore libres et impunis, devraient être réprimés. Il est important de s'assurer que les criminels sont bien traduits en justice pour que les victimes puissent penser à panser leurs plaies et préjudices. La question qui se pose est celle de savoir le tribunal compétent de les juger compte tenu de leurs ramifications transnationales.

Ces massacres constituent-ils des crimes internationaux au sens du droit international pénal ou des crimes purement et simplement "ordinaires" de droit commun ?

L'analyse et les réponses à cette question conditionneront la détermination de la répression possible de ces massacres.

Avant de spécifier la qualification des faits constitutifs des massacres de Gatumba en droit international, il nous apparaît opportun de retracer leur brève historique et leur contexte factuel.
I. L'historique et le contexte factuel des massacres

Cette historique rappelle, après avoir retracé les causes immédiates, quels sont les victimes et les auteurs probables de ces massacres.
A) La cause immédiate du refuge

Vers le milieu de l'année 2004 "des militaires de l'armée nationale ont participé, à la fin du mois de mai, à des attaques de caractère ethnique contre des civils Banyamulenge de Bukavu, ville principale du Sud Kivu [2]".

Ces attaques avaient pour prétexte les affrontements entre militaires qui avaient éclaté le 26 mai 2004 à Bukavu chef lieu de la Province du Sud-Kivu et qui ont conduit la population Banyamulenge et la population non banyamulenge à quitter en masse la ville de Bukavu, d'Uvira et de la plaine de la Rusizi en République Démocratique du Congo.

Ces populations civiles, "les Banyamulenge, en particulier, fuirent par peur des représailles qui pouvaient être dirigées contre leur groupe pour la dissidence de Mutebutsi et Nkunda. Ce sont certains de ces Banyamulenge et un peu plus d'une dizaine de personnes appartenant à d'autres groupes ethniques, particulièrement ceux qui habitaient Uvira et ses environs, qui se sont réfugiés dans le camp de réfugiés de Gatumba [3]".

Ce centre de transit de Gatumba au Burundi placé sous l'assistance du HCR, est une zone qui se trouve entre la frontière avec la RDC, à quelque 3,4 kilomètres à l'ouest, et la capitale du Burundi, Bujumbura.
B) Les victimes

C'est dans la nuit du 13 au 14 août 2004 que les massacres de Gatumba ont été perpétrés contre ces réfugiés congolais dont la quasi-totalité des victimes - plus de 160 morts et plus de 130 blessés - dont des femmes et des enfants ont été assassinés à l'arme à feu et à l'arme blanche, certains ayant même été brûlés vifs dans leurs refuges de fortune - sont principalement de la tribu des Banyamulenge.

Signalons que parmi les victimes "s'y trouvaient d'autres familles non banyamulenge (babembe, fuliru, vira) qui ont trouvé la mort dans le même camp[4]" même si "la majorité des victimes étaient des femmes, des enfants et des bébés d'origine Banyamulenge [5]".

En dépit de la présence des victimes non Banyamulenge, le rapport de l'ONU indique qu'il est évident que "l'attaque visait manifestement les Banyamulenge et répondait de toute évidence à des motivations ethniques et politiques [6]".

Comme le présentent plusieurs rapports, il est clair que les victimes, mortes ou blessées, directes ou indirectes, sont les membres du groupe ethnique Banyamulenge qui ont été visés uniquement parce qu'uniquement ils sont de ce groupe. Les victimes étant très bien connues, il sied de s'attarder sur qui peuvent avoir été les commanditaires et les bourreaux de cette opération macabre.
C) Les auteurs probables

Selon le rapport conjoint de la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo, de l'Opération des Nations Unies au Burundi et du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, il y avait des signes avant-coureurs de ces massacres. Ce rapport indique que quelques jours avant le massacre des tracts avaient circulé "incitant à des attaques contre les Banyamulenge [7]".

Ces tracts auraient-ils été distribués par les auteurs probables ? Il est vrai que beaucoup de rapports et condamnations de ces massacres convergent en fustigeant une coalition du Parti burundais pour la libération du peuple hutu-Forces nationales de libération, des milices congolaises Maï-maï qui, désormais, faisaient partie de l'armée congolaise et les milices rwandaises Interahamwe, tous en provenance de la République Démocratique du Congo.

A titre illustratif, le rapport de l'ONU indique que l'équipe d'enquête a conclu que "les éléments dont on disposait paraissaient appuyer la thèse que les FNL ont participé à l'attaque. En effet, l'organisation s'est empressée de la revendiquer; certains aspects de l'agression rapportés par les témoins, en particulier les chants religieux, correspondent aux pratiques des FNL et les tueries ont eu lieu dans une zone d'activité des FNL [8]". Bizarrement, après avoir tergiversé sur sa responsabilité avec des déclarations d'aveu parfois contradictoires, "finalement, quelque trois semaines après l'attaque, une source des FNL a déclaré que les FNL n'avaient absolument pas participé à l'attaque mais en avaient publiquement assumé la responsabilité en échange d'armes que lui avait fournies le groupe congolais commanditaire du massacre [9]".

Le rapport de la FIDH indique que "selon des témoignages recueillis, les assaillants parlaient plusieurs langues dont le Kiswahili, le Kinyarwanda, le Kirundi et le Lingala. Ces actes criminels ont été revendiqués depuis par le mouvement rebelle burundais FNL-PALIPEHUTU de Rwasa Agathon [10]".

Cependant, même si les FNL ont revendiqué la responsabilité de ces massacres, tout paraît montrer qu'elles n'ont pas agi seules. Cela est justifié non seulement par les témoignages faisant allusion aux langues parlées par auteurs mais aussi par le rapprochement existant entre les groupes armés de la région et les doutes à propos des capacités des FNL à planifier et exécuter seules cette opération macabre sans soutien extérieur.

Le Président du Burundi au moment des faits, M. Domitien Ndayizeye, en visite au camp de Gatumba le 14 août, a condamné vigoureusement l'attaque en déclarant que " le Burundi avait été attaqué par un groupe armé venant de la RDC et ajouta que les premiers éléments de l'enquête et les témoignages des survivants indiquaient que les attaquants parlaient des langues congolaises, le kirundi et d'autres langues de la région [11]".

A cet effet, le rapport de l'ONU a constaté que "des groupes armés opérant dans l'est de la RDC et au Burundi et impliqués dans des massacres de civils avaient pour habitude de collaborer de manière ponctuelle en fonction d'intérêts financiers et aux fins de trafic d'armes sans guère se préoccuper de considérations politiques ou idéologiques [12]".

L'organisation internationale Amnesty International abonde dans le même sens en indiquant que "selon des informations en provenance de la communauté banyamulenge et des entretiens réalisés auprès d'anciens combattants du PALIPEHUTU-FNL, d'autres groupes politiques armés de la République démocratique du Congo (RDC) pourraient avoir pris part au massacre [13]".

Le rapport de l'ONU a noté les termes d'une déclaration publiée le 14 août par le RCD-Goma alléguant "que deux compagnies des FARDC conduites par un certain major Ekofo, adjoint du colonel Nyakabaka, commandant du théâtre d'opérations des plaines de la Ruzizi, était passé au Burundi dans la nuit du 13 août et s'était joint aux FNL pour perpétrer le massacre. Il déclarait en outre que l'attaque avait été planifiée par le commandant de la 10e région militaire des FARDC, le général Budja Mabe, afin d'empêcher les réfugiés Banyamulenge de rentrer en République démocratique du Congo, en particulier à Bukavu et Uvira [14]".

En abondant dans le même sens, Pole Institute affirme que "des témoignages concordants avaient établi que les assaillants avaient été une coalition de miliciens burundais FNL, de Mayi-Mayi congolais et de miliciens Interahamwe rwandais basés au Congo, qui avaient traversé la frontière vers le Burundi pour mener l'attaque [15]".

Le même Institut, faisant allusion au milicien FNL arrêté et interviewé par lui, témoigne que "sa description de l'itinéraire utilisé par les attaquants, des autres groupes rencontrés du côté du Congo, de la responsabilité de commandement lors de l'attaque, de la géographie et du déroulement de l'attaque, rendent extrêmement crédible sa participation aux massacres. … dit:que “les Mayi Mayi étaient full”, pour dire qu'ils étaient plus nombreux que son groupe FNL [16]".

Mêlant les génocidaires rwandais, Human Rights Watch indique que "pour certains survivants et les autorités burundaises, la nature ״génocidaire״ du massacre de Gatumba emportait automatiquement une nécessaire implication de rebelles rwandais ״ Interahamwe״ dans le massacre perpétré sur les réfugiés [17]".

La motivation de la participation criminelle de ces groupes armés opérant dans l'est de la RDC et dans la région frontalière du Burundi à ces massacres dirigés contre les Banyamulenge peut être le fait qu'ils "nourrissent de vifs ressentiments à l'égard de ce groupe et d'autres pourraient avoir des raisons politiques d'empêcher son retour en RDC [18]".
D) Les commanditaires probables

Bien que les groupes présumés être des probables auteurs ayant exécuté les massacres aient été cités, il se pose une question persistante relativement aux organisateurs et aux commanditaires qui n'ont pas pu être clairement identifiés. Il est important de signaler à ce sujet que le rapport de Human Rights Watch assure que "dans les jours qui ont suivi le massacre de Gatumba, le chef d'état major de l'armée burundaise, ainsi que le président et plusieurs autres autorités dirigeantes du Rwanda, ont menacé le Congo de guerre, reprochant à une partie du gouvernement et de l'armée congolais au moins une négligence, voire même une participation délibérée dans le massacre [19]".

Pole Institute arrive à affirmer que "des éléments divers provenant de différentes sources, notamment le premier rapport des Nations Unies, mais aussi les témoignages concordants des personnes interrogées par nous, soulignent des faits et observations qui pointent en direction d'une planification et de la responsabilité d'éléments de la 10ème région militaire congolaise qui intègre des miliciens Mayi Mayi congolais mais aussi des Interahamwe rwandais [20]".

Ce qui laisse croire qu'en plus des auteurs présumés indiqués, le massacre de Gatumba aurait eu le concours dans la conception, la planification et la préparation, sinon la bénédiction d'autres organisations, entités ou organes, étatiques ou non.

Le Tribunal pénal international pour le Rwanda a, à cet effet, jugé, relativement aux actes de tueries, qu'elles "engagent bien, …, la responsabilité pénale individuelle de l'Accusé pour avoir ordonné, commis ou de toute autre manière aidé et encouragé à préparer ou exécuter des meurtres et des atteintes graves à l'intégrité physique et mentale de membres du groupe tutsi [21]".

La responsabilité directe ou indirecte des uns et des autres dans les massacres de Gatumba devrait être ressortie et éclairée par une enquête judiciaire approfondie.

Après cette brève historique des massacres affichant les victimes et les auteurs en puissance, il convient de faire un examen juridique de leur qualification en droit international.
II. LA QUALIFICATION DES FAITS EN DROIT INTERNATIONAL

Il est question d'interroger le droit international si, au regard de la doctrine et de la jurisprudence, les massacres de Gatumba peuvent constituer des crimes internationaux : crime de génocide ou crime contre l'humanité.
A) Les massacres de Gatumba et le crime de génocide

L'examen de la nature juridique des massacres de Gatumba par rapport au crime de génocide, nous oblige de passer par un petit rappel du contenu cette notion avant d'évaluer ses éléments constitutifs.
1°) La notion de crime de génocide et les massacres de Gatumba

Il ne s'agit pas de faire une étude détaillée de la notion du crime de génocide mais plutôt d'une confrontation des massacres de Gatumba au sens et à la définition donnés au crime de génocide. Autrement, cet exercice nécessitera que nous passions par un examen succinct de la notion de crime de génocide en ressortissant un parallélisme avec les faits de ces massacres.

Il n'y a aucun doute qu'en droit international, "c'est la Convention pour la répression et la prévention du crime de génocide … qui a marqué, à la suite du procès de Nuremberg, la consécration du terme [22]".

Comme il ressort d'une jurisprudence bien établie, cette convention contient des "principes qui sont à la base de la convention sont des principes reconnus par les nations civilisées comme obligeant les Etats même en dehors de tout lien conventionnel [23]". De ce fait, le crime de génocide est "qualifié de crime des crimes [24]" revêtant ainsi le caractère du crime international et faisant désormais partie du droit international coutumier.

En conséquence, "soustraite du domaine réservé, l'incrimination autorise tous les Etats à traduire en justice les personnes présumées responsables du crime de génocide quel que soit le lieu de perpétration de l'infraction ou la nationalité de l'auteur et de la victime, les Etats pouvant se prévaloir de leur compétence universelle en vertu du droit international général (malgré les termes restrictifs de la Convention de 1948) [25]".
2°) Les éléments constitutifs et les massacres de Gatumba

Les massacres de Gatumba seront analysés corrélativement aux éléments matériel et mental du crime de génocide.

a) L'élément matériel

S'agissant de l'élément matériel du crime de génocide, il consiste en "la destruction d'un groupe déterminé par le biais de massacres organisés et de mesures à grande échelle portant gravement atteinte aux droits fondamentaux des membres de ce groupe [26]".

Pour le créateur du terme de génocide, Raphaël Lemkin, il "ne veut cependant pas dire la destruction immédiate d'une nation ; il se réfère plutôt à une politique se matérialisant par un ensemble de faits qui tendent à la destruction d'individus non à titre individuel mais parce qu'ils sont membres de groupes donnés [27]".

Il n'y a, à notre avis, aucun doute que les massacres de Gatumba constituent des actes bien organisés ayant porté atteinte aux droits fondamentaux des membres du groupe ethnique Banyamulenge.

La Cour internationale de justice a considéré, au sujet des meurtres qui ont été perpétrés sur le territoire de la Bosnie-Herzégovine, que "les éléments de preuve qui ont été présentés démontrent que les victimes étaient dans leur grande majorité des membres du groupe protégé, ce qui conduit à penser qu'elles ont pu être prises pour cible de manière systématique [28]". La Cour a, en conclusion, estimé "qu'il a été démontré par des éléments de preuve concluants que des meurtres de membres du groupe protégé ont été commis de façon massive et que l'élément matériel, tel que défini au litt. a) de l'article II de la Convention, est par conséquent établi [29]".

Les massacres de Gatumba ne constituent pas moins des meurtres et des atteintes graves à l'intégrité physique des membres d'un groupe protégé par la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide.

b) L'élément mental

Quant à l'élément mental du crime de génocide, "la norme incriminant le génocide dispose expressément que l'accusé doit nourrir une intention spécifique, soit celle de détruire en tout ou en partie un groupe donné comme tel [30]".

Ce qui distingue le crime de génocide d'autres crimes "ce qu'il comporte un dol spécial, ou dolus specialis. Le dol spécial d'un crime est l'intention précise, requise comme élément constitutif du crime, qui exige que le criminel ait nettement cherché à provoquer le résultat incriminé. Dès lors, le dol spécial du crime de génocide réside dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel [31]" peu importe le mobile qui sous-tend le crime car "l'intention et le mobile ne constituent pas des notions interchangeables [32]".

Au regard du texte même de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, « il n'est pas nécessaire que l'auteur ait eu l'intention de détruire le groupe en entier ; l'intention de le détruire en partie suffit [33]".

Ainsi, l'intention de la destruction de tout ou partie du groupe ethnique donné suffit-il pour déterminer s'il y a eu ou pas génocide.

Cependant, il existe une controverse quant à l'étendue exacte de la destruction. Un acte criminel, remplissant les autres conditions énoncées dans l'article 2 de la Convention, commis sur une seule personne, pourrait-il être considéré comme un génocide ?

Une étude menée sur la question de la prévention et de la répression du crime de génocide, par le Rapporteur spécial N. Ruhashyankiko, révèle que lors de l'élaboration de la Convention, "it was argued that genocide existed as soon as an individual became the victim of an act of genocide ; if there was intent to commit the crime, genocide existed even if only a single individual was the victim. The use of the expression "members of the group" in the second paragraph of the article (subparagraphs (a) and (b) would indicate that genocide occured as soon as a member of the group was attacked [34]».

Des auteurs sont unanimes à considérer que la Convention peut s'interpréter comme s'appliquant aux cas d'un "génocide individuel [35]". Elle cite notamment le point de vue d'un auteur qui pense que les mots "en partie", pris en complément des mots "membres du groupe" permettent de déduire que la Convention couvrirait même un acte d'un génocide individuel [36].

Ce point de vue auquel nous ne pouvons nous rallier est également défendu par J. Verhoeven. Selon celui-ci, "n'y eut-il qu'une victime, celui-ci (le crime de génocide) peut être établi si l'intention a été de détruire (à plus long terme) le groupe dont elle est membre ; y aurait-il des milliers de victimes, il n'y a pas de génocide si telle n'a pas été l'intention du criminel[37]".

Comme le note un auteur, "la spécificité du génocide ne résulte-t-elle ni de l'ampleur du massacre, ni de la cruauté des tueries, ni des motifs du forfait, mais uniquement de l'intention : la destruction du groupe[38]". Il faudrait y joindre : visé "comme tel".

La condition "visé comme tel" "ne s'analyse pas en termes de "victimes exclusives" comme semble l'indiquer le Rapporteur spécial, mais plutôt en termes de "victimes principales", soit celles ciblées prioritairement versus celles que l'on pourrait appeler "accessoires" ou "collatérales", selon le terme aujourd'hui consacré. Ces dernières ne sont touchées qu'incidemment [39]".

Il n'y a pas d'ambiguïté que le massacre de Gatumba ait été commis dans l'intention de tuer les membres d'un groupe ethnique bien déterminé comme tel.

La question difficile à établir qui reste posée est celle de l'intention de détruire en tout ou en partie le groupe ethnique Banyamulenge.

Human Rights Watch prouve que "les attaquants n'ont visé que les Banyamulenge et ceux qui se trouvaient dans les tentes avec eux [40]". Sans clairement affirmer la nature génocidaire des massacres de Gatumba, Il note que "le massacre de Gatumba, comme d'autres à Bukavu, a clairement été commis sur une base ethnique. Le reconnaître, c'est aussi être conscient que d'autres massacres peuvent suivre, dirigé contre un groupe ethnique ou un autre. Dans un tel contexte, il est moins important d'aboutir à une qualification légaliste de la nature du crime qui a été commis, que d'identifier ses auteurs et de les punir [41]".

Parlant du génocide des Tutsi, la Chambre du TPIR affirme qu'« il ne fait aucun doute que, de par leur ampleur incontestable, leur caractère systématique et leur atrocité, les massacres visaient l'extermination du groupe qui était ciblé[42]" et précise à ce propos que les Tutsi étaient ciblés "spécialement en raison de leur appartenance au groupe tutsi, et non pas parce qu'ils étaient des combattants du FPR. En tout état de cause, les enfants et les femmes enceintes tutsis ne sauraient par nature relever de la catégorie de combattants[43]".

En l'absence de l'intention spécifique de détruire en tout ou en partie les membres d'un groupe protégé, il ne peut pas être établi qu'il y a eu crime de génocide.

C'est dans ce sens que la Cour internationale de justice a estimé, s'agissant des meurtres commis sur territoire de la Bosnie-Herzégovine, qu' "au vu des éléments de preuve qui lui ont été présentés, la Cour n'est cependant pas convaincue qu'il ait été établi de façon concluante que les meurtres de masse de membres du groupe protégé ont été commis avec l'intention spécifique (dolus specialis), de la part de leurs auteurs, de détruire, en tout ou en partie, le groupe comme tel… qu'il n'a pas été établi par le demandeur que ces meurtres constituaient des actes de génocide prohibés par la Convention [44]". Selon la Cour, ces meurtres peuvent, par contre, constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.

Une autre question à laquelle il faut s'attarder un peu est de savoir si cette destruction totale ou partielle doit être d'une ampleur exceptionnelle pour que le crime soit qualifié de génocide.

Il est difficile de fixer de façon objective le seuil quantitatif pour déterminer si oui ou non il y a eu génocide. Il est certain que la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide elle-même "ne fixe aucun seuil quantitatif. Un seul meurtre, une seule atteinte à l'intégrité physique d'un membre du groupe seraient suffisants, pourvu qu'ils soient accompagnés de l'intention spécifique de leur auteur, leur concrétisation devant être objectivement susceptible d'engendrer la destruction totale ou partielle du groupe comme tel [45]".

Pourquoi ne pas considérer qu'il y a eu génocide dès que l'intention mentale de détruire totalement ou partiellement un groupe national, ethnique, racial ou religieux est clairement établie et faire en sorte que "toute personne ayant commis un génocide engage sa responsabilité pénale individuelle sur le plan international et … susceptible d'être poursuivie pour ce crime, quelle que soit sa position et sa qualité pour agir - à titre privé ou en tant qu'organe d'un Etat [46]" ?

C'est ce que dit la Cour Internationale de Justice en estimant "qu'il suffit d'examiner les faits qui éclaireraient la question de l'intention ou fourniraient des exemples d'actes dont le demandeur prétend qu'ils ont été commis à l'encontre de membres du groupe et qui revêtiraient un caractère systématique dont pourrait se déduire l'existence d'une intention spécifique (dolus specialis)[47] »

Il est incontestable que les victimes étaient tous Banyamulenge, exception faite de quelques réfugiés d'origine Babembe, Bavira ou Bafulero qui avaient fui à cause de leur alliance politique avec le RCD-Goma ou de liens personnels avec les Banyamulenge. Ces victimes "auront commis la seule faute d'être des Tutsi [48]".

Qu'est-ce qui interdirait d'admettre, comme l'affirme Pole Institute, que "le massacre de Gatumba, selon toutes informations dont nous disposons et selon les qualificatifs lui afférés par les rapports et observations publiés, est bel et bien un acte de génocide visant l'extermination d'une communauté précise. Il convient de le qualifier ainsi plutôt que de le noyer dans un magma de théories de conspiration qui pourraient frôler le négationnisme que les extrémistes de tout bord sont prêts à exploiter [49]".
B) Les massacres de Gatumba et les crimes contre l'humanité

Nous aborderons dans ce point, d'une part, la notion de crime contre l'humanité avant de confronter, d'autre part, les éléments constitutifs aux massacres de Gatumba.
1°) La notion de crime contre l'humanité

Il n'est pas question de définir tout le contenu et de retracer l'évolution historique de la définition des crimes contre l'humanité. Nous ne pourrons y recourir que pour vérifier et déterminer si les massacres de Gatumba peuvent être considérés comme des crimes contre l'humanité.

La dernière évolution de la notion de crime contre l'humanité est contenue dans le du Statut de la Cour pénale internationale aux termes duquel "on entend par crime contre l'humanité l'un quelconque des actes ci-après lorsqu'il est commis dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque [50]".

Les crimes contre l'humanité, punissables qu'ils aient ou non été commis au cours d'un conflit armé international ou non international, "sont dirigés contre une population civile quelle qu'elle soit [51]".

Ils ont un élément matériel et un élément moral qui les définissent et les déterminent.
2°) L'élément matériel et l'élément moral

Les crimes contre l'humanité sont des infractions gravissimes visant des atteintes à la vie et à l'intégrité physique. De ce fait, ils "bafouent les droits élémentaires d'individus pris collectivement [52]".

Ils sont matérialisés par plusieurs actes notamment le meurtre qui "doit être commis dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique contre une population civile. La victime doit avoir été tuée pour un motif discriminatoire inspiré par son appartenance nationale, ethnique, raciale, politique ou religieuse [53]".

La doctrine semble partagée sur l'appréciation du contenu de l'élément moral des crimes contre l'humanité.

Une partie considère que les crimes contre l'humanité s'apprécient par rapport à l'auteur de l'infraction mais aussi au regard des victimes. Par rapport à l'auteur "il est nécessaire que celui-ci agisse en application d'une politique, qu'il connaît et à laquelle il collabore [54]".

Quant aux victimes, "celles-ci doivent appartenir à une communauté déterminée - identifiée sur base de critères précis - et c'est en raison de cette appartenance qu'est pratiquée une politique d'exterminations ou de persécutions systématiques [55]". Cette qualité de la victime "constitue l'essence même des crimes contre l'humanité, une condition non seulement absolue, mais …aussi générale [56]".

Il ressort du Statut du Tribunal pénal international pour le Rwanda [57] et de la jurisprudence que "les actes inhumains commis contre la population civile doivent avoir visé les victimes ײen raison de leur appartenance nationale, politique, ethnique, raciale ou religieuse [58]».

Une autre partie de la doctrine qualifie le crime contre l'humanité non pas par "la qualité des victimes mais bien des moyens mis en oeuvre (le caractère systématique et l'ampleur des actes criminels) et surtout du contexte dans lequel il s'inscrit (l'organisation politique) que le crime contre l'humanité tire sa spécificité [59]".

Selon le Statut de la CPI, il faut entendre, par attaque dirigée contre une population civile, "le comportement qui consiste en la commission multiple d'actes visés au paragraphe 1 à l'encontre d'une population civile quelconque, en application ou dans la poursuite de la politique d'un État ou d'une organisation ayant pour but une telle attaque [60]".

Selon une jurisprudence bien établie, "le caractère "généralisé" résulte du fait que l'acte présente un caractère massif, fréquent, et que, mené collectivement, il revêt une gravité considérable et est dirigé contre une multiplicité de victimes. Le caractère "systématique" tient, quant à lui, au fait que l'acte est soigneusement organisé selon un modèle régulier en exécution d'une politique concertée mettant en oeuvre des moyens publics ou privés considérables [61]".

Il faut dès à présent noter qu'il "n'est pas exigé qu'il revête ce double caractère [62]" : caractère systématique ou généralisé. Pour la détermination du crime contre l'humanité, il suffit que l'un des deux caractères se réalise pour l'établir.

La jurisprudence du Tribunal international pour le Rwanda semble mettre en exergue les deux tendances.

Réprimant les crimes contre l'humanité commis au Rwanda en 1994, la Chambre du TPIR a retenu le crime contre l'humanité en jugeant "qu'en ordonnant l'assassinat de Simon Mutijima, Thaddée Uwilingiyimana et Jean Chrysostome, l'Accusé était, au-delà de tout doute raisonnable, animé de l'intention spécifique de leur donner la mort, dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique dirigée contre une population civile du Rwanda, en raison de son appartenance ethnique [63]". Dans la même affaire, la même Chambre du TPIR a considéré qu'elle "est convaincu au-delà de tout doute raisonnable que, à la date 19 avril 1994, une attaque généralisée et systématique était dirigée contre la population civile du Rwanda et que le comportement de l'accusé s'inscrivait dans le cadre de cette attaque [64]".

A ce propos, le rapport de l'ONU témoigne que "le massacre de Gatumba a été un crime perpétré contre des civils appartenant à un groupe ethnique donné dans une région marquée systématiquement depuis un demi-siècle par des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et des crimes de génocide [65]".

Il n'y a pas de doute que l'attaque de Gatumba était minutieusement organisée et soigneusement exécutée et qu'elle était dirigée contre une population civile pour des motifs discriminatoires fondés essentiellement sur l'appartenance ethnique.

Condamnant vivement ce massacre, l'ONUB "rappelle avec la plus grande fermeté aux auteurs de ces actes barbares dont le Forces Nationales de Libération (FNL) d'Agathon Rwasa qui a revendiqué l'attaque, qu'ils répondront de leurs crimes contre l'Humanité [66]".

En conséquence, faisant allusion à la jurisprudence de la Cour de cassation française de 1983 "les crimes contre l'humanité ne relèvent pas seulement du droit interne français, mais encore d'un ordre répressif international, régulièrement intégré à l'ordre interne français, auquel la notion de frontière et les règles extraditionnelles qui en découlent sont fondamentalement étrangères [67]".

Une certaine doctrine considère que le champ d'application du crime de génocide se limite aux dirigeants de l'Etat ou aux autorités gouvernementales. Herzog définit le crime contre l'humanité comme une "infraction de droit commun commise contre un individu, avec le mobile d'attenter à la personne humaine dans l'exécution d'une politique étatique [68]".

S'il était établi que les massacres de Gatumba contre la population civile de l'ethnie Banyamulenge constituent des crimes contre l'humanité dans lesquels les autorités étatiques avaient trempé, elles seraient poursuivies à ce titre.

Ainsi, une autre partie de la doctrine notamment Graven pense-t-elle que "c'est une singulière erreur de perspective… de vouloir affirmer et vouloir faire admette que l'Etat seul peut être l'auteur de ce crime du droit des gens [69]". Ce qui signifie que les mouvements rebelles qui contrôlent une partie du pays ou qui mettent en oeuvre une politique de terreur telles que les FNL et autres en ce qui concerne les massacres de Gatumba peuvent être responsables des crimes contre l'humanité.
III. La Conclusion

La commission des crimes gravissimes tels que le crime de génocide et les crimes contre l'humanité obligent les Etats de traduire en justice et de juger les responsables devant leurs tribunaux internes.

En effet, le droit international conventionnel et coutumier reconnaît aux Etats une compétence universelle relativement à des crimes singulièrement graves qui affectent non seulement les individus et les Etats mais aussi l'humanité toute entière.

La compétence universelle se définit comme la compétence exercée par un État qui poursuit les auteurs de certains crimes, quel que soit le lieu où le crime a été commis, et sans égard à la nationalité des auteurs ou des victimes. Comme il ressort d'une jurisprudence bien établie, la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide contient des "principes qui sont à la base de la convention sont des principes reconnus par les nations civilisées comme obligeant les Etats même en dehors de tout lien conventionnel [70]".

De ce fait, ces crimes notamment le crime de génocide sont qualifiés de crime des crimes revêtant ainsi le caractère du crime international et faisant désormais partie du droit international coutumier.

En conséquence, détournée du domaine pouvant faire objet des réserves en droit international, la commission de ces crimes autorise tous les Etats à traduire en justice les personnes présumées responsables quel que soit le lieu de perpétration de l'infraction ou la nationalité de l'auteur et de la victime. Cette compétence implique que les Etats sont en droit de poursuivre, de juger et de condamner un individu accusé de ces crimes indépendamment de tout lien conventionnel ou territorial. Le caractère coutumier de cette compétence universelle du juge en matière de crimes contre l'humanité résulte également de diverses résolutions adoptées par l'Assemblée générale des Nations unies dont la résolution 3074 (XXVIII) du 3 décembre 1973 intitulée "Principes de la coopération internationale en ce qui concerne le dépistage, l'arrestation, l'extradition et le châtiment des individus coupables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité" qui rappelle dans son premier principe que: "Les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité, où qu'ils aient été commis et quel que soit le moment où ils ont été commis, doivent faire l'objet d'une enquête, et les individus contre lesquels il existe des preuves établissant qu'ils ont commis de tels crimes doivent être recherchés, arrêtés, traduits en justice et, s'ils sont reconnus coupables, châtiés."

Cette résolution rappelle l'obligation "aut dedere, aut judicare", c'est-à-dire l'obligation pour les Etats de "poursuivre ou extrader" les auteurs de crimes contre l'humanité.

Cette obligation implique que chaque État a le droit de juger ses propres ressortissants pour les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité et que "les États coopèrent pour tout ce qui touche à l'extradition de ces individus[71]".

La répression des massacres de Gatumba aurait non seulement pour seul objectif de punir les responsables mais aussi celui de permettre aux victimes - individuellement ou collectivement - "d'actes ou d'omissions constituant des violations flagrantes du droit international des droits de l'homme ou des violations graves du droit international humanitaire [72]" d'avoir droit à un recours judiciaire et à une indemnisation adéquate, effective, rapide et à la mesure de la gravité des violation et des préjudices subis.

Cette indemnisation est le moindre mal d'autant plus que la restitution, en tant que mode de réparation, qui devrait, dans la mesure du possible, rétablir les victimes dans leur situation originale qui existait avant que les massacres ne se soient produits est impossible.

par RURAMIRA Bizimana Zébédée
Juriste diplômé d'études spécialisées en droit international et européen

Friday, October 10, 2008

COMBAT DE LIBERATION: LE CNDP REPOUSSE LE FARDC AU NORD KIVU


Dans son article publié le 08 Oct.08 la radio okapi nous fait parvenir les informations suivantes qui demontrent clairement la braveté et la puissance des forces de CNDP. L'article en soit s'intitule:
"Rutshuru : combats à l'arme lourde entre FARDC et CNDP depuis ce matin". Le reste de ce que vous allez lire ci-après vient directement de radio okapi.

Selon le CNDP, de violents combats à l’arme lourde embrase toute la région qui couvre les localités de Nkokwe, Rugari, Bukima, Kabaya et Ngungu, à près de 50 kilomètres au Nord-est de Goma. D’autres combats sont signalés vers les hauteurs du centre de brassage de Rumangabo, à la même distance au Nord de Goma, et à Ntamugenga, vers la frontière de Bunagana. Entre-temps, MSF/Belgique plaide pour les déplacés.
Des tirs des FARDC contre le CNDP dans le Rutshuru
Les combats sont très violents indique le porte parole du CNDP, Bertrand Bisimwa. Il accuse les FARDC d'utiliser des mortiers de hautes portées pour pilonner depuis l'aube simultanément les positions du CNDP à Nkokwe, Rugari, Ngugu, Kabaya et Bukima. Nkokwe et Bukima étaient jusque là une zone tampon entre les FARDC et le CNDP. Rugari était sous contrôle des deux belligérants et Kabaya était occupée par les FARDC.
Pour le CNDP, leurs combattants sont parvenus à repousser les FARDC de toute cette région jusqu’à Rumangabo, à environs 50 kilomètres de Goma. Les combats se déroulent notamment dans les hauteurs de Rumangabo, et les FARDC bombardent derrières les lignes des fronts du CNDP, affirme Bertrand Bisimwa.
A Nkokwe, un habitant qui est resté terré sous son lit, confirme la violence des combats. Plusieurs habitants de cette région ont fui vers Luvunga et Katale à une vingtaine de kilomètre de Rutshuru-centre, affirme-il.

Entre temps, un autre front s’est ouvert depuis 9 heures locales à Ntamugenga, à près de 7 kilomètres de Bunagana, à la frontière Congolo-ougandaise, dans le territoire de Rutshuru.
Selon la Monuc, une des ses bases mobiles est directement prise sous les feux croisés des FARDC et du CNDP à Ntamugenga, et ses casques bleus se retrouvent dans l'impossibilité d'assurer la protection des civils.

Les responsables des FARDC reconnaissent ces combats et accusent le CNDP d’avoir engagé en premier les tirs vers leurs positions.

Ce matin, les casques bleus ont tentés d'accéder à la zone de combats sur les hauteurs de Rumangago, afin de renforcer la protection des axes routiers et d'empêcher toute attaque directe contre les populations. Ils ont été bloqués par un barrage de plusieurs centaines de civils à Rugare, à une dizaine de kilomètres de Rutshuru-Centre. Le porte parole militaire de la Monuc demande avec instance à la population de Rutshuru et de ses environs de laisser les casques bleus faire leur travail, à savoir, protéger les populations et empêcher les attaques directes contre ces dernières, ainsi que prévenir une progression des combats vers les grands axes routiers et les centres urbains.

Médecin sans frontière Belgique déplore la situation des déplacés
Depuis la reprise de la guerre en fin août dernier, on assiste à une détérioration de la situation humanitaire dans la région. C’est le constat fait par l’ONG Médecins Sans Frontière Belgique qui opère dans les territoires de Masisi, Rutshuru et Lubero. Pour les responsables de cette ONG humanitaire, des villages entiers restent vides dans les zones des affrontements, à Rutshuru et Masisi. Des centaines de milliers de personnes sont en déplacement et, parfois, pour des destinations inconnues. Très souvent, elles sont prises en étau entre les groupes armés belligérants dans des zones inaccessibles par des ONGS humanitaires.

Face à cette situation, MSF demande aux ONG internationales présentes au Nord-Kivu de faire preuve de plus de sacrifices et d’efforts pour intervenir en faveur des personnes déplacées malgré la volatilité de la situation sécuritaire. Collette Djezen, Chef de la mission de MSF Belgique/Nord-Kivu, explique : « Avec la reprise de la guerre à un niveau encore plus important qu’avant, on voit qu’il y a encore plus de déplacés et surtout l’accès à ces populations est encore plus difficile aujourd’hui qu’avant. Il y a par exemple des villages qui étaient de gros villages, aujourd’hui ces villages sont vides. A Kabizo, là où le MSF avait une présence permanente, on a vu la population qui est partie de la zone, et on n’a toujours pas plus de pouvoir pour savoir où ils se trouvent. Donc, ce qui nous inquiète beaucoup aujourd’hui, c’est que même s’il y a une partie de l’aide humanitaire qui atteint certains sites des populations, il y a aussi énormément de personnes qui ne sont pas assistées jusqu’aujourd’hui, parce qu’on ne sait seulement pas là où ils sont. Ce que je voulais dire aussi, c’est que nous pensons que ce n’est pas impossible de créer des espaces humanitaires. Mais nous essayons d’arriver là où nous pouvons. »


SOURCE: www.Radiookapi.net
08 Octobre 2008

Wednesday, October 8, 2008

KAZOZA Y'ABANYAMULENGE

Abanyamulenge bakomeje kwirengagiza Avenir y'abana babo. Bose barasa nabahuze umwe ari mubye undi akaba mubye. Umwanzi wabo nawe abatamika umukati bakibagirwa valeurs zarangaga umunyamulenge kuva kera.

Bahishira icyaha cya mukeba ariko bagasebanya nkaho haricyo bapfaga kuva kera bakibagirwa ko umugani wikinyamulenge uravuga ngo: "Icyabi cyobaye icyahandi nawe ugaseka mubandi"
Ese abantu bishwe naba congomani muri 1996-1998 hari justice yabaye? Ese abishwe na Kabila muri 1998-1999 Haruwabikuri kiranye? Abaciwe i Bukavu, Kamina nahandi hose haru wabikurikiranye? Ahubwo usanga bashinja Azarias Ruberwa, Karaha,Mutebutsi, Masunzu, Nkunda, Santos, Muheto bikibagirwa ko kugeza uyumunsi dufite abantu bakir'amateka muri Tanzanie nahandi hose. Abo bose mvuze niba haricyo mubashinja ni mubanze mutuze dushakishe Unité muri twe uwacumuriye umuryango tuzamuhanira mukirambi. Kandi twoye kwisenyeraho dore ko bavuga ngo usenya urwe bamutiza umuhoro. Abapfuye baratubabaje, kandi nuta bihagurukira abana baramarana tureba. Ese waruzi ko Abanyamulenge aribo barwana bonyine bamwe bari muri Nkunda abandi bari muri Kabila upfuye muruhande rumwe nuwacyu upfuye murundi uwacyu. Ndabinginga ngo kubw'imbabazi z'Imana nimuhagurukire iki kibazo kuko Avenir yacyu iri mumaboko yacyu.

By
Nelson

Tuesday, September 30, 2008

GATUMBA 2004 : Un génocide oublié ?

Il est impensable que jusqu’à ce jour, où nous venons de commémorer et nous remémorer les nôtres (parce qu’ils ne doivent pas être oubliés) qui ont été génocidés à Gatumba, qu’aucun des organisateurs, commanditaires et/ou exécuteurs ne soit encore jugé.
Des enquêtes financées ont été planifiées et organisées par des instances habilitées, qui n’aboutirent pas à des conclusions déterminantes et qui donnèrent des recommandations irréalistes. Afin d’entretenir le flou, ces mêmes instances, faute de preuves, « disent-elles », requirent de continuer à chercher ce qu’elles n’ont pas pu prouver. L’enquête de l’ONUB et de la MONUC organisée en 2004 après le Génocide des Banyamulenge à Gatumba pourra faire parler toutes les progénitures, comme tous les Génocides perpétrés sur les Tutsi depuis belle lurette ! C’est vrai, les Tutsi ont été génocidés, ouvertement et tacitement. Ce n’est qu’en 1994 qu’on reconnaît cette méprisable besogne.
Il est insensé en outre, que ces genres de crimes puissent passer pour imperceptibles. À l’aube de la commémoration du 4ème anniversaire du génocide des Banyamulenge à Gatumba, l’heure est à la mise au point quant aux parrains de cette besogne macabre qui se la coulent douce à Bujumbura et à Kinshasa et qui sont mêmes portés aux plus hautes dignités ou les réclament.
En effet, personne n’ignore que le fameux porte – parole du FNL a déclaré haut et avec force qu’il a commandité cette ignominieuse tâche uniquement parce qu’il s’agissait des Tutsi.
Sans pour autant se perdre dans les qualifications et les définitions juridiques des actes commis à Gatumba, (qui d’ailleurs clarifient ces actes de génocidaires) signalons que le Burundi et la République Démocratique du Congo, RDC, ont souscrit à la convention de Genève de 1948, sur la prévention et la répression du crime de génocide et des crimes contre l’humanité et d’autres conventions Internationales de protection des droits de l’homme. Étant parties de ces conventions, ces États se sont engagés à prévenir et à réprimer le génocide et les crimes contre l’humanité, que ce soit en temps de guerre ou de paix.
De plus, précisons en effet que, le Burundi et la RDC sont membres du statut de Rome instituant la Cour Pénale Internationale qui sanctionne ces actes au niveau international. Le Burundi y a adhéré, le 06 Janvier 1997 et le ministre des affaires étrangères à l’époque a signé le statut en date du 13 Janvier 1999 et en Avril 2003, l’Assemblée Nationale du Burundi a approuvé à l’unanimité la ratification du statut de la Cour Pénale Internationale. Le document de ratification a été déposé le 21 Septembre 2004 et parallèlement l’Assemblée a adopté à la même date une loi nationale érigeant en infraction, les actes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. En ce qui concerne la République Démocratique du Congo, ce dernier avait signé le statut de la CPI en date du 08 Septembre 2000 par le biais du Ministre des affaires étrangères, à l’époque Yerodia NDOMBASI et la ratification a eu lieu en date du 11 Avril 2002.
L’on sait que, selon le rapport du Human Right Watch de Septembre 2004, et témoignages concordants des rescapés et rapatriés burundais et congolais qui étaient sur place, les attaquants n’ont visé que les Banyamulenge et n’ont pas attaqué les rapatriés burundais et autres réfugiés congolais qui étaient dans le camp. Ceci nous permet de dire que ces actes ne visaient que les membres d’un groupe spécifique, identifié par son appartenance ethnique et nationale, notamment le Banyamulenge, Tutsi congolais. Ces actes sont incriminés par les mêmes conventions.
Selon les informations recueillies auprès des rescapés, rapatriés burundais et autres congolais qui vivaient dans le camp, l’on connaît encore que, les concepteurs et les auteurs de ce génocide et crime contre l’humanité sont venus du coté de la frontière de la République Démocratique du Congo et après avoir massacré les réfugiés, ils ont pris la même direction. Ceci nous permet de dire que toutes les organisations et préparations ont été effectuées sur le territoire congolais, pays de ressortissants des victimes qui venaient de le fuir à cause d’autres actes commis contre eux par les troupes gouvernementales à Bukavu et Uvira au mois de mai 2004, et qui avaient coûté la perte d’une quinzaine des vies humaines, toutes civiles.
Curieusement, le même Yerodia qu’on venait d’évoquer avait été le concepteur des massacres qui avaient été commis sur les Tutsi congolais à Kinshasa, majoritairement Banyamulenge. Celui-ci eut brièvement droit à un mandat d’arrêt International lancé par la Belgique. Étonnamment, ce mandat fût levé incognito et dans des conjonctures assez opaques. De même, Agathon RWASA et son collaborateur Pasteur HABIMANA ont été, à un moment donné, visés par la Cour Pénale Internationale. Cependant, force est de constater comment la communauté internationale s’est précipitée en faisant pression sur le gouvernement burundais de négocier avec ces criminels. Pourtant, le porte-parole du FNL, Habimana lui-même ne nie pas la possibilité et déclare qu’il n’hésite pas à comparaître devant une juridiction pénale internationale. Qu’attend faire le gouvernement burundais ?
Les Banyamulenge sont-ils des sous-hommes qui doivent subir toutes sortes des géhennes et que cela n’émeuve personne ? Au moment où, au Burundi comme en RDC, voire même dans toute la région des Grands Lacs, l’heure est à la réconciliation, nous supposons que ces crimes ne passeront pas inaperçues. Il est des situations qui ne doivent pas donner crédit l’affection à l’abominable. Les rescapés de Gatumba et leurs congénères demandent que justice soit faite. De même, les Burundais, toutes ethnies confondues, ont encore frais dans leurs mémoires, les cruautés contemporaines commises par le FNL sur le peuple burundais. Admettre qu’il accède à des dignités est une insulte à la nation burundaise.
Bien qu’enfin, la politique ait ses méandres que le commun des mortels ne sait pas défricher, nous supposons que le gouvernement burundais ne laissera ces ethnocidaires se prévaloir d’une intégrité quelconque et que cela soit ainsi nommé ! D’ailleurs, il est incroyable et inconcevable même que des personnes de cet acabit soient absoutes et réhabilitées dans des fonctions.
Le renouveau démocratique au Burundi est-il mieux défendu par ceux qui se posent des questions sur les actions de leurs dirigeants ou par ceux qui les suivent avec un patriotisme partisan et aveuglant ? Faut-il prendre des risques de couvrir des crimes, peut-être sans précédent, pour ne pas donner d'argument à ses ennemis ? Est-ce une faute de se poser ces questions, ou est-ce un devoir ? Devons – nous admettre une culture du cynisme et du scepticisme ? Prend-on les Banyamulenge pour des idiots de sorte qu’ils ne sont pas capables de revendiquer leurs droits ? À cette dernière question la réponse est certainement, Non. Ils vivent une ère d’une crise de Leadership communautaire admettons – les, mais ils ne sont pas instigateurs d’une culture de l’impunité qui favorise que, la violence appelle à la violence.

Par Rumenge Nt. Alain, M.Sc.
Professeur Chargé des cours au KHI

Thursday, September 25, 2008

LA DEMISSION DU PREMIER MINISTRE DU RDC Mr. ENTOINE GIZENGA



La nouvelle actuelle au Congo est la démission du premier ministre Mr. Antoine Gizenga, pendant que ce pays est encore un plein guerre entre la coalition des forces du gouvernement, de la Mission Onusiennes, et des forces genocidaires Rwandais connues sous le nom d'Interahamwe, contre les forces du CNDP.

Ici, il faut souligner que cette coalition citée c-haut, presente des questions legitimes sur la moralité des forces ONUSIENNES qui etaient supposées assumer une neutralité dans la crise congolaise. La moralité est surtout un grand probleme non seulement sur les comportements honteuses des membres de la MONUC reputés pour leurs crimes sexuelles des fois avec meme les jeunes filles, mais aussi le fait de combattre au coté des genocidaires notoires.
Ca ne vaut pas la peine d'invoquer la collaboration entre les forces gouvernementales et les genocidaires Rwandais Interahamwe car la réalité est qu'il est difficile de distinguer un militaire de FDLR et celui de FARDC. Des fois ces deux restaient dans un meme camp et s'echange des leadership et equipement militaires selon les besoins se presentent.
Enfait, il est tres difficile de savoir avec certitude qui controle vraiment la defence congolaise? Car la possibilité la plus probable est que FDLR peut facilement etre le patron de la defense Congolaise.
Apparement, la majorité des congolais, surtout les Kivutiens, étant ceux qu'ils sont cette réalité ne leur derangent pas. La présence des Interahamwe au Congo est un souhait devenu réalité pour la majorité de Kivutiens qui sont devenus les possédés des esprits sataniques aspirant a` la haine aux Tutsis.
Alors, étant donné que les Interahamwe sont l'incarnation du mal et de la haine,les congolais, adeptes a` l'idéologie de la haine et du genocide contre les Tutsis ne font qu'adorer la présence massive et internelle des ces forces negatives.

La seule question que tout congolais non encore convertu a` cette idéologie (s'il y en a encore, et c'est un grand SI....), devrait se poser aujourd'hui c'est de savoir quand et quelle sera la fin de cette circle vicieux de la haine et des guerres y resultant? Est ce que le reste du Congo devrait eternellement etre victime du Kivu? jusqu'a` quand et pour quoi?

Editor
Journal Minembwe

une première institution de micro finance à Minembwe

Fizi : une première institution de micro finance à Minembwe
Sud Kivu | 22 Septembre 2008 à 10:34:35

« Glavi Maendeleo ou Vision Grands lacs » est cette nouvelle institution de microfinance qui vient de voir le jour à Minembwe. Elle facilite le dépôt, le retrait et le transfert d'argent entre Bujumbura, Uvira et Minembwe. Plus de 300 clients y ont adhéré depuis 3 mois, note radiookapi.net
Selon l'initiateur, l'objectif est de lutter contre la pauvreté dans ce milieu enclavé, de sécuriser l'argent et de réduire les risques. Plusieurs cas de pillage et extorsions avaient été dénoncés auparavant par les commerçants sur les chemins vers les hauts plateaux.

L'étape est à la sensibilisation. Mais déjà, l'initiateur de cette coopec se dit surpris des résultats malgré les difficultés de communication. Le chargé de crédit et de mobilisation de Glavi Maendeleo explique : « C’est un milieu enclavé dont la population est purement paysanne. Le grand problème que nous avons rencontré, c’est faire comprendre aux gens. A une maman de 80 ans, lui dire de verser puis de retirer ensuite. Quand elle fait l’ouverture aujourd’hui, elle dit qu’elle va venir retirer demain, même ses frais d’ouverture. Le deuxième problème que nous avons, c’est le manque de routes, de communication et de transport, chaque fois que nous avons un problème d’urgence. On circule dans des églises, dans des séminaires, partout parmi la population, même au marché. Malgré que le milieu est enclavé, les vieux que vous voyez souvent avec deux vestes, ils ont beaucoup d’argent. C’est un milieu qui a beaucoup d’argent. C’est très étonnant de voir un vieux qui porte au moins deux vestes, dont la première veste est son coffre-fort portatif. Mais il circule avec 10.000 USD en poche. Quelqu’un qui verse 10.000 USD aujourd’hui, 7.000 USD. Une chose incroyable. Nous n’étions même pas en mesure de le savoir. »

Publie par:
Par Editeur Web
Via
Dr Ir Jean Jacques Mbonigaba Muhinda
National University of Rwanda
Faculty of Agriculture
Soil and Environmental Management Department
Tel. (+250) 530 665 (office) - (+250) 0844 0154 (Cellular).
E-mail of service: jmbonigaba@nur. ac.rw

Friday, September 5, 2008

Press Release:Banyamulenge refugees in Kenya face uncertainty

September 05th, 2008

According to our source in the region, a number of the Banyamulenge refugees are locked up in prison in Nairobi, the capital city of Kenya for leaving their refugee camp in Kakuma, a 500 km from Nairobi. Close to 50 Banyamulenge refugees slipped into Kenya from the Democratic Republican of Congo in the past 4 years to escape genocide in Burundi where some of them were refugees and years of war at home. ‘We survived genocide in a refugee camp in Burundi in 2004 after an entire refugee camp was burned and over 160 massacred simply because they were Banyamulenge. Having seen that there was no protection in Burundi even in refugee camp, some of us decided to come to Kenya where they sent us in Kakuma refugee camp. Four years later, the same people who killed our relatives in Burundi, here I mean some congolese and hutu extremists have started once again threatening to kill us as they did in Burundi", says unnamed reufee in Kenya. As members of the Banyamulenge people, for whom the memory of the Gatumba genocide is still fresh in our minds, we cannot stand by as refugees from the genocide in Burundi are being tortured in Kenyan prisons for having fled for their safety.

John, one of the refugee group who escaped the Kenyan police, said "sneaking across the desert border from Kakuma into Nairobi was perilous, but worth it - despite that some of us are being sent to jail. Over there were threatened to be killed by the same people who have always killed our people".


"There are thousands of Hutu and Congolese extremists who hate Tutsis in that refugee camp. They were first afraid of expressing their aggressiveness towards us in the last coup of years although some individuals had always said that they will make sure we are all dead. But most of them were calm only with angry and hateful faces. We could have been killed at any time as that place is like a jungle," said John. The plight of the Banyamulenge refugees need to be looked at seriously and their safety should generate some kind of emergecy debate among all stakeholders including the UNHCR, Kenyan authorities, various western ambassies and refugee sponsors.

"On behalf of Banyamulenge diaspora in Canada, I urge all the above stakeholders to show solidarity with the Banyamulenge refugees in Kenya and Burundi and help find a solution to their safety",Human Rights Activist, Muhoza H. said. It is not acceptable that these people remain incarcerated and we urge UNHCR and western ambassies in the region to try as quickly as possible to find a way to have a speedy humanitarian solution.


It is clear to everybody that going back home is a problem for these Banyamulenge refugees. The conflict is not finished in their country. The Kenyan authority should know that the incarceration of refugees fleing for their safety is illegal and they should know that these people are survivors of genocide and should be treated as refugees.

Akim

IMPUNZI Z'ABANYAMULENGE ZAFUNZWE MURI KENYA

Kuva ejo kuwa kane taliki 04.08.2008 twamenyeshejwe n .abantu batatu bari muri Kenya bamwe ndabazi abandi nabamenye banyibwiye nyine nkuko dusanzwe
Nkuko babivuga ngo bari mu mkabi y impunzi yitwa KAKUMA iri kuri 800Km de la Capitale Nairobi
Muri iyo Nkambi babana n`Ababembe, Abapfurero naho ngo Abashi bo bihinduye Abanyamulenge
Noneho Ababembe,Abapfurero bazamura itiku, kugeza aho bandikira HCR ko badashaka gukomeza kubana n`Abanyamulenge ngo banabatera ubwoba
Abanyamulenge baratakamba biranga, bigira Inama yo kujya kubivuga Nairobi bagezeyo HCR ntiyabakemurira ikibazo Ahubwo ngo ibateza Polisi irabafunga Ubu tubandikira aka kanya turavuga n`abatumenyesheje abantu bagifunze kuri Police iNairobi

Badusabye bakomeje ko twabamenyesha pour Secours Iya Masengesho inkunga Materiel, ndetse n`Inkunga Politique et Médiatique
Nubwo twavuganye hari ibyo ntashoboye kugera ho

-1 Nta No za Tel z`abakuriye Inkambi ya Kakuma, Ukuriye HCR mu Nkambi ndetse na Nairobi na Police
-2 Sinzi niba Ambassade ya Congo icyo ibivugaho
-3. Sinashoboye kumenya umuntu cyangwa Abntu bakeka nommement ko aribo ba Nyirabayazana
Ngaho inkuru, je pense ko ari Authentique ariko nyine Mugerageze abashoboye kugera surtout ku ababifite mo Autarité
Ndagira ngo ba Etienne na ba Past Mikebanyi ni batubwire ho bihagije
Bukuru Ntwari

Tuesday, August 19, 2008

Marking the Forth Anniversary of Gatumba genocide

Banyamulenge people (Congolese Tutsis) around the world have just marked the forth anniversary of the Gatumba massacre, in which more than 160 Congolese "Banyamulenge" Tutsis were killed by FNL Burundian Hutus extremists, at a refugee camp only few miles from Bujumbura Capital city of Burundi while under the protection of the UNHCR.
Those living in North America, the commemoration was held in Houston, Texas. The Keynote speaker was Mr. Kadege, the former Vice President of Burundi who was the VP in 2004 when Banyamulenge were ruthlessly massacred on Burundian soil.
In Europe, the Commemoration was held in United Kingdom (UK),whereas other commemoration meetings were held in various places in Rwanda and Burundi. The common denominator them was urging message to bring those responsible for the genocide to justice.
"On this forth anniversary of this unspeakable atrocity, are must keep saying what we said previously that we have the moral obligation to not only honour the memory of our people who were killed for being what God created them to be-Tutsis, but also to demand justice for the perpetrators of this crime against humanity", said Akim Muhoza, editor in Chief of the Minembwe Journal.

Just a note of reminder: It was the night of 13th August 2004 when a group of Hutus and Congolese extremists entered the camp of Gatumba and started slaughtering defenseless women, children, elderly and refugee men, living 163 dead. Shortly after this massacre, the extremists burundian Hutu- rebel from Palipehutu-FNL (FNL) claimed responsibility, saying that they had no fear of being held to account because they had become "untouchable". Massacring Tutsis in that region has become a hobby for all Hutus extremists including some Congolese tribalists. They all aspire for this evil deed and pride themselves for continuing to kill more Tutsis without being held accountable.

What is even sad is the fact that those responsible for the massacre are still free and some of them are even among government officials in Burundi and Congo three years after having openly claimed responsibility. This is another clear evidence of UN's unnwillingness to render justice to Tutsi victims of these continous ethnic cleansing.

For the last 3 days all Banyamulenge people around the world, including survivors have been attending memorial service some publicly others privately.

Let us remember that what happened on August 13 was a genocide, a continued genocide of Tutsis, another phase of Hutu extremists preying on lives of Tutsis enjoying the impunity by the international community. As though that was not enough, more killings of Banyamulenge are being carried out by DRCongolese army even as we commemorate the third anniversary of Gatumba genocide.
It is totally unacceptable to see that three years after the massacre nothing has been done, and that the same ethen cleansing is still being carried out while the world is once again silent about it.

Make no mistake, Agathon Rwasa and Pasteur Habimana both Hutu extremists leaders of FNL will one day be arrested for this crime that they themselves claimed responsibility.

We will continue demanding that justice be done, and one day nature will sooner or later bring that so much needed justice. Until then, we have to keep pressing for it.

Long live Banyamulenge
Akim

Thursday, August 14, 2008

UMUKUTANO WABANYAKABERA MU RWANDA

Kuva kuri uyu wa kane taliki 14.08.2008 kugeza Dimanche 17.082008 kuri Paroisse y"ADEPR Gitarama ho mu karere ka Muhanga Province du Sud ,harabera UMUKUTANO mu nini uhuje abantu bahoze bakorera ABELA -Fizi ndetse n"ababafashaga
Nkuko umwe wadushakishije uri mu barikuyitegura, ngo Intego nyamukuru ni ukwibuka Imirimo y"Imana yakorewe ABELA no gukora ibishoboka umurimo ugakomeza
Haje abantu benshi baturutse Kongo barimo ababembe n"abanyamuLenge
Ikintu uwatumenyesheje iyo nkuru asanga ari gishyashya ,ni uko Abantu bose bo mu Madini yose batumiwe ntawe uhejwe
Ikindi ngo abakozi b"Imana bose baguye Kongo muri izi ntambara babazirikana kimwe
Bukuru Ntwari

Thursday, August 7, 2008

ICC Prosecutor presents case against Sudanese President:SHOULD THIS BE A LESSON FOR SANTOS AND MASUNZU?

For those Congolese War lords, accused of crime against humanity it may be a matter of time before they are captured. Please read the following article published by the International Criminal Court:

ICC Prosecutor presents case against Sudanese President, Hassan Ahmad AL BASHIR, for genocide, crimes against humanity and war crimes in Darfur.
The Hague, 14 July 2008

ICC Prosecutor Luis Moreno-Ocampo has presented evidence today showing that Sudanese President, Omar Hassan Ahmad AL BASHIR committed the crimes of genocide, crimes against humanity and war crimes in Darfur.

Three years after the Security Council requested him to investigate in Darfur, and based on the evidence collected, the Prosecutor has concluded there are reasonable grounds to believe that Omar Hassan Ahmad AL BASHIR bears criminal responsibility in relation to 10 counts of genocide, crimes against humanity and war crimes.

The Prosecution evidence shows that Al Bashir masterminded and implemented a plan to destroy in substantial part the Fur, Masalit and Zaghawa groups, on account of their ethnicity. Members of the three groups, historically influential in Darfur, were challenging the marginalization of the province; they engaged in a rebellion. AL BASHIR failed to defeat the armed movements, so he went after the people. “His motives were largely political. His alibi was a ‘counterinsurgency.’ His intent was genocide. ” The Prosecutor said.

For over 5 years, armed forces and the Militia/Janjaweed, on AL BASHIR orders, have attacked and destroyed villages. They then pursued the survivors in the desert. Those who reached the camps for the displaced people were subjected to conditions calculated to bring about their destruction. AL BASHIR obstructs international assistance. His forces surround the camps. One victim said: “When we see them, we run. Some of us succeed in getting away, and some are caught and taken to be raped -- gang-raped. Maybe around 20 men rape one woman. […] These things are normal for us here in Darfur. These things happen all the time. I have seen rapes too. It does not matter who sees them raping the women -- they don't care. They rape girls in front of their mothers and fathers”.

For over 5 years, millions of civilians have been uprooted from lands they occupied for centuries, all their means of survival destroyed, their land spoliated and inhabited by new settlers. ‘In the camps AL BASHIR’s forces kill the men and rape the women. He wants to end the history of the Fur, Masalit and Zaghawa people’ said the Prosecutor. ‘I don’t have the luxury to look away. I have evidence’.

For over 5 years, AL BASHIR has denied the crimes. He says rape does not exist in the Sudan. This is a fabrication. “By preventing the truth about the crimes from being revealed; concealing his crimes under the guise of a ‘counterinsurgency strategy’, or ‘inter tribal clashes’, or the ‘actions of lawless autonomous militia’, AL BASHIR made possible the commission of further crimes. He promoted and provided impunity to his subordinates in order to secure their willingness to commit genocide” The Prosecutor said.

Al BASHIR’s intent to commit genocide became clear with the well coordinated attacks on the 2.450.000 civilians who found a haven in the camps. “AL BASHIR organized the destitution, insecurity and harassment of the survivors. He did not need bullets. He used other weapons: rapes, hunger, and fear. As efficient, but silent.” Said the Prosecutor.

Today, the evidence shows that AL BASHIR, instead of assisting the people of Darfur, has mobilised the entire state apparatus, including the armed forces, the intelligence services, the diplomatic and public information bureaucracies, and the justice system, to subject the 2.450.000 people living in IDP’s camps, most of them members of the target group, to conditions of life calculated to bring about their physical destruction.

“AL BASHIR is the President. He is the Commander in Chief. Those are not just formal words. He used the whole state apparatus, he used the army, he enrolled the Militia/Janjaweed. They all report to him, they all obey him. His control is absolute.” added Prosecutor Moreno-Ocampo.

The Pre-Trial Chamber I will now review the evidence. If the judges determine that there are reasonable grounds to believe that the named individual committed the alleged crimes, they will decide on the best manner to ensure his appearance in court. The Prosecution has requested an arrest warrant.

Summary of the Case: Prosecutor’s Application for Warrant of Arrest under Article 58 Against Omar Hassan Ahmad AL BASHIR

Prosecutor's Statement on the Prosecutor's Application for a warrant of Arrest under Article 58 Against Omar Hassan Ahmad AL BASHIR

ICC
The Hague

Wednesday, August 6, 2008

INTAMBARA RUGURU

Byatangiye mwi’ijoro ry’akane le 04/09/08. Muri iryo joro haje abantu bitwaje intwaro mumuhana w’abapfurero mu Biziba bya ruguru. Basohora umugabo w’umunyintu utuye mubapfurero witw KANDERE, baramurasa. En presence ya Chef de village w’umupfurero. uwo nyakwigendera ngo ni mwene se wabo na Commandant wa ba Mai witwa Col. Mulumba. Bukeye, abapfurero baja kurega muri ba MAIMAI, haza ingabo z’uwo MULUMBA, ziyobowe n’uwitwa Major HURUMA, ariwe wungirije Mulumba, ngo baje guhorera mwene wabo. Kuko abapfurero bavugaga ko ayo mabandi yishe umuntu yari Abanyamurenge.

Mwijoro ry’agatanu le 05 na sa mbili, batera mugahana kitwa GASOLOKOCHI, k’abanyamurenge kari hamwe na Biziba byepfo. Abaturage bashobora kwirwanaho, bahungisha imiryango, bashobora no ku repoussa ba Mai, basubira inyuma. Ubwo hakomereka umwana w’umusore witwa MUSEVENI wa Bucanayandi wa Kaziri w’Abanyabyinshi, akomereka kw’ino rinini ry’ibumoso cane muburyo rishobora kuva ho.


Bukeye mugitondo cy’iposho, murukerera, bamayi baragaruka de force, barongera bararwana n’abaturage, bica umugabo witwa NDASUNIKWA wa GIPIGA w’abasama wo mu Biziba, hakomereka umugabo witwa MANASI wa Byicaza w’abasinzira b’abavugwa. Bamurasa mukibero igufwa riracika. Ubwo nanone wa mu major Huruma nawe ahasiga ubuzima. Muri ico gitondo ingabo za reta ziyobowe n’uwitwa KASA zari zahageze ariko zihabwa Oder yo kutarasa. Ubwo bwose harwana ga abaturage bonyine. Abantu bamaze gupfa bamai basubira inyuma baja mumarango yitwa Gihuha, ari hejuru ya Kiziba. Ubwo ingabo za reta ziratabara ariko zitarasa, zishize imbere imishikirano. Bavuga ko mungabo za reta hari mo un Major w’umupfurero ariwe ugerageza ku jouer l’intermédiaire, akagera muri camps ya mai akongera akagaruka.

Ubu imirwano irahagaze.

Ubu comunication ya hano imuhira no mubiraro iri coupée. Ibyo bibaye mugihe inka zose zikiri mururenge. Ntamuntu uva yo ntawe uja yo.


IBIHUHA : Hari amakuru avuga ko hari abantu 2 bari bavuye mubiraro muri direction ya Milimba bafashwe na ba Mai. Andi makuru avuga ko aba BEMBE bohereje message ivuga ko bo badafatikanyije n’abo bateye. Précisons que abo bateye ari abapfurero.

Twizere ko iyo mishikirano igera kukintu, si non on peut s’attendre à une catastrophe humanitaire et à des dégâts matériels énormes.

BANYAMULENGE VILLAGES ATTACKED AGAIN

Minembwe Sept 08, 2008

Another Congolese rebel group, a wing of Mai Mai group from the Banyindu tribe is apparently determined to carry out the attack against the defenceless Banyamulenge population living in Rugezi area in the denied territory of Minembwe.
Our source indicate that this armed group, have shot several civilians in the last week. Banyamulenge people continue to be the most targeted civilian population in the Eastern Kivu, and in the entire country for that matter. One might wonder for how long this atrocious attacks on civilians are going to go on.
The report from this most fought-over areas of the countryside and interviews with peasants and army officers there indicated that the killings are part of an increasingly bitter government politics against the Banyamulenge people by the Congolese government.
Every time the Banyamulenge refugees in the bordering countries appear to be trying to return to their country in significant numbers, the army or government supported militia such as Mayi Mayi increase their hostilities and deploy their troops in areas once controlled by the Banyamulenge rebel group, whose main purpose was to safeguard the local population against evaders.
It is important to state that the popularity of the government soldiers in Minembwe has been waning due to the fact that these soldiers are grossly violating the human rights of the entire population including but not limited to women violence, lootings and stealing.
Both the rebels and the government army now appear once again determined to incite another violence and conflict by attacking the Banyamulenge civilians.
It has been six months since the civilians and some individual government soldiers gave warnings that another wave of war against Banyamulenge is being prepared by both the Mayi Mayi and the government soldiers. This is the dawn of the final stage in the execution of the dangerous government orchestrated plan to massacre Banyamulenge.
In the recent cases of provacation, a number of government soldier summarily raped women, and shot six innocent civilians near the attacked villages, while the MONUC, the so called UN peace keepers watch in indifference as usual. When the perpetrators of those atrocious crimes were forcefully brought to justice by the families of the victims, the so called government’s justice system refused any effort to hold a trial or even give a warning to its numerous perpetrators of sexual violence.
The sexual violence and killings of innocent civilians appear to be among the most severe human rights violations by the members of government army and supported groups in the war against Banyamulenge people. The victims included many women, all of whom had been raped, assassinated civilians and the entire population that continues to live under a yoke of fear and oppression.

Akim

WWW.mulenge.blogspot.com

LES RESULTATS DES EXAMENS D'ETAT DES ECOLES DE MULENGE

LES RESULTATS DES EXAMENS D'ETAT DES ECOLES DE MULENGE
Minembwe, Aug. 25th, 2008

Il nous faut plaisir d’annoncer une nouvelle encouragéante des écoles des hauts-plateaux d’Itombwe, participants a` l’Examen d’Etat année scolaire 2007-2008 qui ont marquées quand meme une grande difference comparativement d’autres écoles traditionellements privilegiée de la region.
Les hauts plateaux d’Itombwe dans le territoire de Minembwe/ Mulenge était représenté aux examens d’Etat par les écoles ci-aprés:
Institut de Minembwe, Institut Furaha de Kabara, Institut Bijombo, Institute Wanainchi de Kagogo, Institut de Rurambo, Institut Bikuba, Institut Nyamibungu (Milemba?)
Voici les resultats de chaque institute:

1. INSTITUT WANAINCHI 17
2. INSTITUT MINEMBWE 16
3. INSTITUT FURAHA KABARA 12
4. INSTITUT RURAMBO 10
5. INSTITUT BIKUBA 9
6. INSTITUT NYAMIBUNGU 6
7. INSTITUT BIJOMBO 6

Quand on compare les instituts de Minembwe, de Kagogo, Kabara, Rurambo qui ont tous plus de dix resussites aux instituts tels que DU LAC MBOKO 9, MWENGA 2 LUBERIZI 5 ou AMANI de Fizi 2, on se rend compte que nos écoles ont plus de potentialités.

Au nom du journal Minembwe, je lance un appel a` toute la communauté Banyamulenge en exile et au diaspora d’aider nos enfants qui étudient encore dans nos villages afin de mettre en avant certaines préocupations communes à tous. Nous pouvons tous ensemble intervenir dans la facon suivante:
- Réconforcement des infrastructure scolaire: Ceci demande le rôle de la communauté dans le système éducatif dont elle est la clé de voute. Les écoles de Mulenge ne reussiront pas sans un appui inconditionnel de nous tous, comme acteurs de développement de Mulenge. La participation de la communauté est un prérequis à la réalisation de cet
objectif.
- Le Développement d’un curriculum local flexible et adaptaptable à la
réalité de l’école et de sa region: Non seulement nos écoles manquent des matériaux pédagogiques de base tels que les livres et autres documents éducatifs, le curriculum dont on utilise est dépassé et a besoin d’etre mis en page. Un nouveau curriculum va aussi réconcilier les parents avec le système éducatif et aller dans le sens d’une école toujours plus inclusive.
- Renforcer l’état financiel et academic de l’enseignant: Je crois que nous connaissons tous l’ensemble des attentes qui pèsent sur l’enseignant Congolais sans pour autant que des moyens suffisants soient mis à sa disposition. Toute tenative de réformes, toute volonté de changement dans le domaine de l’éducation nécéssitent un personnel enseignant motivé, bien formé et conscient de l’importance de son rôle. Or, l’enseigant de Mulenge et du Congo en general manque souvent de moyens financiers ( travailler sans payment, carence au niveau de la formation, manque de matériel pédagogique, classes surchargées, etc.) et les responsabilités qui lui sont confiés sont au-delà du domaine du possible. Notre minimum contribution pourra s’agir comme prime.
Félicitation aux jeunes nouveaux diplomés de Mulenge!!!!

Veuillez svp nous faire parvenir vos idées sur cet initiative.

Akim

LES RESULTATS DES EXAMENS D'ETAT DES ECOLES DE MULENGE

LES RESULTATS DES EXAMENS D'ETAT DES ECOLES DE MULENGE
Minembwe, Aug. 25th, 2008

Il nous faut plaisir d’annoncer une nouvelle encouragéante des écoles des hauts-plateaux d’Itombwe, participants a` l’Examen d’Etat année scolaire 2007-2008 qui ont marquées quand meme une grande difference comparativement d’autres écoles traditionellements privilegiée de la region.
Les hauts plateaux d’Itombwe dans le territoire de Minembwe/ Mulenge était représenté aux examens d’Etat par les écoles ci-aprés:
Institut de Minembwe, Institut Furaha de Kabara, Institut Bijombo, Institute Wanainchi de Kagogo, Institut de Rurambo, Institut Bikuba, Institut Nyamibungu (Milemba?)
Voici les resultats de chaque institute:

1. INSTITUT WANAINCHI 17
2. INSTITUT MINEMBWE 16
3. INSTITUT FURAHA KABARA 12
4. INSTITUT RURAMBO 10
5. INSTITUT BIKUBA 9
6. INSTITUT NYAMIBUNGU 6
7. INSTITUT BIJOMBO 6

Quand on compare les instituts de Minembwe, de Kagogo, Kabara, Rurambo qui ont tous plus de dix resussites aux instituts tels que DU LAC MBOKO 9, MWENGA 2 LUBERIZI 5 ou AMANI de Fizi 2, on se rend compte que nos écoles ont plus de potentialités.

Au nom du journal Minembwe, je lance un appel a` toute la communauté Banyamulenge en exile et au diaspora d’aider nos enfants qui étudient encore dans nos villages afin de mettre en avant certaines préocupations communes à tous. Nous pouvons tous ensemble intervenir dans la facon suivante:
- Réconforcement des infrastructure scolaire: Ceci demande le rôle de la communauté dans le système éducatif dont elle est la clé de voute. Les écoles de Mulenge ne reussiront pas sans un appui inconditionnel de nous tous, comme acteurs de développement de Mulenge. La participation de la communauté est un prérequis à la réalisation de cet
objectif.
- Le Développement d’un curriculum local flexible et adaptaptable à la
réalité de l’école et de sa region: Non seulement nos écoles manquent des matériaux pédagogiques de base tels que les livres et autres documents éducatifs, le curriculum dont on utilise est dépassé et a besoin d’etre mis en page. Un nouveau curriculum va aussi réconcilier les parents avec le système éducatif et aller dans le sens d’une école toujours plus inclusive.
- Renforcer l’état financiel et academic de l’enseignant: Je crois que nous connaissons tous l’ensemble des attentes qui pèsent sur l’enseignant Congolais sans pour autant que des moyens suffisants soient mis à sa disposition. Toute tenative de réformes, toute volonté de changement dans le domaine de l’éducation nécéssitent un personnel enseignant motivé, bien formé et conscient de l’importance de son rôle. Or, l’enseigant de Mulenge et du Congo en general manque souvent de moyens financiers ( travailler sans payment, carence au niveau de la formation, manque de matériel pédagogique, classes surchargées, etc.) et les responsabilités qui lui sont confiés sont au-delà du domaine du possible. Notre minimum contribution pourra s’agir comme prime.
Félicitation aux jeunes nouveaux diplomés de Mulenge!!!!

Veuillez svp nous faire parvenir vos idées sur cet initiative.

Akim

ABAHIMBYI BO MURI DIASPORA BASOHOYE INDIRIMBO NSHYA

Nshuti Banyamulenge, nkuko twabibabwiye ubushize, ya CD ubu yasohotse. Ni ubwambere mu mateka yacu habaho indirimbo dushobora kwita " Z'Imurenge". Iyo CD yitwa " TUBIBUKE" ahanini iribanda ku kwibuka abacu twabuze. Dore incamake yizo ndirimbo ndirimbo
1. Tubibuke: iyi ndirimbo ivuga ahantu presque hose abantu bacu bagiye bagwa, kuva Bibogobogo, Kalemie, kin, kassai, ....Kugeza kubwicanyi ndengakamera bwa gatumba.

2. Humura: iyi ndirimbo iratanga ihumure. Harimo izina rya NYIRAMITAVU ni izina twahisemo ri symboliser bashikibacu ndetse na ba mama. Turabahumuriza kubwibibazo batewe n'intambara.

3. Intwari z'Iwacu: Iyi ndirimbo iravuga ibigwi by'abana bacu bazize kwitangira ubwoko mubyukuri kudataka abasore bacu, kutabashimira, kutabavuga, byaba ari ukuba indashima. Iyi ndirimbo rero irabashima imisozi bazamutse, abantu babohoje...Bref, iraha icyubahiro abasore bacu nkuko mwese mubazi. Twashatse kugira ngo tuvuge amazina yabo yose, dusanga hari ayo tutabona, so ibi bizaba muri next project, aho tuzasaba buri wese kudufasha mukwibukanya abana bacu b'Intwari twaririmba tugahora tubibuka.

4. Inzozi: iyi ndirimbo ni inzozi twarose zo gutaha iwacu. Uwayiririmbye yarose tuzamuka MUNDE na GAFINDA, arota Byura yatuwe kandi, ndetse anarota abantu bagenda bidegembya mu misozi miremire. ( Iyi ndirimbo ituma umuntu yibuka iwacu rwose0

5. Murenge: Iyi ndirimbo sinzi uko nayibasobanurira, il faut absolument ko Umunyamulenge wese ayitunga. Ivuga uburyo Murenge yari igicumbi cyamahoro, imirambi myiza...Hanyuma ikavuga uburyo ubu ahenshi habaye amatongo, ariko ikarangiza itanga ihumure. Hari umusore ejo wambwiye ko iyi ndirimbo igomba kuzagirwa hymne National y'Abanyamulenge.

6. Izuba rizarasa: Woohhhh ihure gusa gusa, iyi nayo ivuga ukuntu ibi byose bizashira izuba rikarasa abana bakongera gukinira mu BIRARO bakishima, abantu bakongera kubana mu mahoro...

Mubyukuri twumvaga iyi ndirimbo yagera kubantu mbere ya commemoration kugia ngo abantu bazayifashishe. Ariko rero ntituzi ukuntu abantu bazibona.

ICYOTUBASABA : NI UGUSHIGIKIRA IKI GIKORWA: Mubyukuri iki gikorwa cyakozwe nabantu bake, kandi baritanga batanga amafaranga kugira ngo habeho aumoins ikintu twajya dukoresha mu gihe nkiki tugiye kujyamo. Ndetse habeho un document audio ivuga ibyacu. Ariko rero ubushobozi twese tuzi ko ariyo mbogamizi yimigambi yose abantu baba bafite. Iyi CD izajya igura $ 20 US + Shipping where it applies), aha turashaka ko abantu babyitangira kugira ngo ababikoze bazakomeza bakore nkibi. Nta bwoko bungana nubwacu bwobaho muri iki gihe nta ndirimbo, films ndetse nibindi. Iyi ni intangiro kandi nzi neza ko nyuma hazaba ibindi bikomeye.
UKO IZO CD MWAZIBONA
Personnes de contact:

1. Justin NSENGA
Cell/Mobile: 207-332-4231
e-mail: nsenga80@yahoo. fr

2. Romulus Rushimisha
Cell/Mobile: 207-699-8039

Ndumva abazaba bari Houston TX muri commemoration bashobora kuzazihagurira, ndetse nabandi babyifuza mukaduhamagara cangwe mukatwandikira kugira ngo zibagereho.
Abari muri Africa, twasaba umuntu wumva yadufasha muri distribution ko yatubwira tukazomwohereza.
Ngaho Imana ibafashe kandi mubyukuri izi ndirimbo tuzi ko zizabafasha mu kwibuka abacu twabuze tukibakunze ndetse tukanibuka niwacu.

Pour le groupe:
Justin Nsenga

PETITION TO BRING AGATHA RWASA, THE PERPETRATOR OF GATUMBA GENOCIDE TO JUSTICE.


This is an ongoing petition for justice against AGATHA RWASA, responsible for Gatumba genocide. You can read more about this petition on the sites provided below. Please add this petition and send it to more people.

Petition

To: United Nations Security Council
On Friday 13th August 2004, at least 156 civilans were massacred at the Gatumba refugee camp, in Burundi. The victims were burnt, shot and hacked to death with machetes. All were of Tutsi ethnicity.

For more details, see: http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/africa/3564358.stm

The Hutu-extremist group Palipehutu-FNL has claimed responsibility for the Gatumba massacre, one of many that they have carried out against civilians in recent years. We the undersigned urge the United Nations Security Council:

*To condemn the Gatumba massacre in the strongest terms
*To make a firm commitment to investigate the Gatumba massacre as a War Crime, and bring those responsible to justice
*To hold the leadership of Palipehutu-FNL accountable for their campaign of violence against civilians in Burundi.
Sincerely,

The Undersigned

To add your signature ( pour ajouter votre signature ) please copy this link to your browser: http://www.petitiononline.com/Gatumba/petition.html

Pour lire les noms des signateures go to : http://www.petitiononline.com/mod_perl/signed.cgi?Gatumba

GUTABARIZA ABUNGERI BATEWE NA MAIMAI

Hashize iminsi itari myinshi twumva amakuru avuga ko ingabo za MaiMai zateye abungeri baba Nyamulenge mu masuhuriro bakabanyaga inka.
Uyumunsi haruwa tugejejeho amakuru yerekeranye nikikibazo ati "Inkuru yunvikanye uyu munsi kuwa 06/08/2008 mu gatando kuri radio R T N C Uvira yavuze ko hari inka 17 zanyazwe n'aba mayi mayi ba Yakotumba bari bavuye ubwari bazisanga i nemba ngo hakaba hari n'izindi 5 abungeri batanze nkámaturo ku ba shefu baba bembe ariko ngo nanone umutekano wínka z'abanyabibogobogo wakomeje kuba muke kuburyo zahunze ubu zikaba zirimo kujya ahitwa Gafurwe,umunyamakuru Bugumba Tanganyika wavuze iyo nkuru yavze ko ya yibwiwe n'umwe muri abo bungeri kuri telefone murumva ko niwacu technologie yatangiye kugerayo hakorwiki rero ngo ababembe bareke gukomeza kuturira inka? dore ko arizo zatubyikije ntitukazireke ngo abandi bazikorere icyo bashaka".

Iyinkuru ijye isanga indi twaritumaze kugezwaho ejobundi numuntu utashatse kuvuga izina rye ati: "Nashaka kukumenyeshako abantu b'iwacu ba suhuye inka ahantu hitwa i Nemba, barimo papa wanjye bagize iminsi barafashwe na maimai,abasirikare ba LETA ngo bari bagiye yo kubatabara ndetse na MONUC ariko nabo ubwabo bakaba barakomeje gukorana imishikirano na maimai kugeza ubu maimai bakaba bamaze kurya inka 17 njye navuganaga buri munsi na muzee w'iwacyu dore ko ariwe wari ari umuyobozi w'abo banyabiraro, akanizeza ko batabica ko ahubwo bakomeza kurya inka ariko ubu bakaba bari munzira bagaruka kubera ubwoba nyine,buri munsi navuganaga na muZEE kuri telephone yiwe ariko umuriro umaze ku bashirana muri za batteries za telephones"

None rero, ikikibazo kigomba kwigwa abantu bakagira icyo bagikoraho. Ikibabaje nukubona ukuntu abiyita abategetsi bava mubwoko bwacyu bicyecyekeye ukagira ngo ntibibareba. Rero, bamwe bizwiko ahubwo barwanira kugira ngo ntihagire abajya gutabara ngo babe barwanya MaiMai dore kwari aba allies babo.

Ariko kandi nitutagira icyo dukora mugihe nkiki sinzi igihe tuzakora cyangwe icyo tuzaba tumariye ubwoko bwacu ninka zacyu zatureze.

Akim

BANYAMULENGE REMEMBER GATUMBA MASSACRE

August 1st, 2008, Houston, Texas
Houston, Texas, Saturday, August 16th, 2008, 9A.M-6P.M

During the night of August 13, 2004, in a refugee camp in Burundi, Africa called Gatumba, 166 innocents from the Democratic Republic of Congo were mercilessly slaughtered by armed factions. These 166, the 116 others who were maimed and injured, and their traumatized families, were almost exclusively members of the “Banyamulenge” tribe, who had earlier been forced from their homes in the southern Kivu region of the DRC.
But since that horrific night, approximately 600 Gatumba Survivors have been relocated to safety in North America, to communities from Colorado to Maine and from Texas to Canada and Europe, aided by numerous international governmental organizations, nonprofit groups, and countless volunteers.

CURRENT EVENTS
Several families of Gatumba Survivors are now living in Houston, Texas. On August 16, 2007, at the Multi Ethnic Community Center in Houston (Bissonnet), Texas the Fourth Annual Gatumba Genocide Memorial Gathering will be held. This event, open to the general public, will help the Survivors and their families rekindle old bonds and forge new connections, pay respects to those who were murdered, and continue healing raw emotional wounds. The Survivors, with the majority being devout Christians, will have the chance to hold services and remembrances of those lost in a peaceful and safe location. Sponsorships to support the Survivors memorial stay in Houston, Texas are urgently needed.

On a greater scale, the Survivors will use this event as a platform to pressure the international community to bring these evildoers to justice, to protect the innocent civilians in the eastern part of Congo and the refugee camps in Burundi from the on-going threat of violence. Violence against innocent civilians continues to this day throughout the Congo, a tragedy that must be averted.
The memorial gathering will feature live therapeutic musical performances, inspiring testimonies, and special guest keynote speakers highlighting the Gatumba Genocide and the latest developments in the Great Lakes region of Africa. The gathering presents a plethora of opportunities for people to get involved as a force for change, while providing a chance to meet and interact with the Survivors.

ORGANIZATIONS INVOLVED
This gathering is being spearheaded by two nonprofit groups here in the U.S. – the Gatumba Refugees Survivors Foundation, Inc., and the Mahoro Association. Other organizations involved include dozens of local churches across North America as well as Multiethnic Community Center (MECC)
FOR MORE INFORMATION PLEASE CONTACT
Olivier Mandevu
President Gatumba Refugees Survivors Foundation, Inc
1.518.210-1169//Oliviermandevu@gmail.com//www.gatumbasurvivors.org
Dr. Modeste Kigabo
President Mahoro Association
1.623.313.0256//modmbaz@gmail.com//www.mahoroassociation.org
###
Descends onto the Multi Ethnic Community Center, 9819 Bissonnet Street, Suite
Houston, Texas, Saturday, August 16th, 2008, 9A.M-6P.M
SURVIVOR TESTIMONIES
3:00pm – 3:50pm
Sideriya Nangabire, Relocated to Iowa (Lost Six of Seven Children & Husband)
Rose Mapendo, Relocated to Arizona (Lost Husband)
Philippe Mukwiye, Relocated to Kentucky (Lost Brother and Son)
Theresa Nyamasomo, Relocated to New York (Lost Husband, Two Sons, Daughter)
Irene Mwamikazi, Relocated to Albuquerque, New Mexico (Lost Husband, Two Children)
JUSTICE AS THE CORE OF PEACE AND STABILITY PANEL
4:00pm – 6:00pm
Matthew Edmunson, Mapendo International
Dr. Kigabo Mbazumutima, President Mahoro Association, Congo, Africa
Mauro de Lorenzo, American Institute for Research
Olivier Mandevu, President, Gatumba Refugees Survivors Foundation, Congo, Africa
Maria Kadege, Former VP Burundi, Burundi
Reverend Mary Robert, Episcopal Church, Mobile, Alabama
Descends onto the Multi Ethnic Community Center, 9819 Bissonnet Street, Suite
Houston, Texas, Saturday, August 16th, 2008, 9A.M-6P.M
LIVE THERAPUTIC MUSIC PERFORMANCES: T.B.A
THE GATUMBA REFUGEES
SURVIVORS CHOIR