Friday, May 8, 2009
Genocide made infrance
Les responsables Politiques Francaises ont commis le genocide de Tutsis au Rwanda et restent Impunis.
Plus de 15 ans après les faits et en dépit des nombreux éléments factuels révélés sur le sujet, aucun des responsables politiques et militaires français présumés complices du génocide des Tutsi au Rwanda n’a été inculpé. Constatant les limites de nos institutions et des moyens de revendication traditionnels, le collectif Génocide made in France a agi dans le but de rendre visible l’Inavouable. Le 28 novembre 2007, pour dénoncer cette complicité de génocide, le collectif Génocide made in France décorait Hubert Védrine de colorant alimentaire délébile. C’est pour cette action que le collectif est poursuivi en justice. A cette occasion, le collectif Génocide made in France produit un documentaire révélateur du rôle de la France au Rwanda, et appelle chacun à le diffuser le plus largement possible. Secrétaire général de l’Elysée de 1991 à 1995, Hubert Védrine est l’un des responsables politiques français à avoir rendu l’Etat français co-auteur du génocide au Rwanda dans lequel périrent plus d’un million d’innocents. http://www.genocidemadeinfrance.com contact [at] genocidemadeinfrance.com
Wednesday, May 6, 2009
TEMOIGNAGE D’UN GENOCIDAIRE BURUNDAIS IMPLIQUANT LES CONGOLAIS DANS LE MASSACRE DE GATUMBA
INTERVIEW DE JEAN MINANI, 25 ANS, MEMBRE DES FNL APPREHENDE PEU APRES LES MASSACRES.
Ceux qui doutaient encore de l'implication des forces Congolaises dans le massacre de Gatumba, ce temoignage occulaire vous satisfairait, amoins que vous soyez des negationistes.
(Notons que l'on avait rencontré Jean Minani dans son lieu de détention le 30/08/04)
Jean Minani s'exiprime:
Q. Comment t’appelles-tu ?
R. Je m’appelle Minani Jean.
Q. Comment te retrouves-tu ici ?
R. Nous étions basés du côté de Rukoko lorsque des Mai-mai sont venus nous
contacter. Ils ont signé des conventions avec nos supérieurs. Nous, les subalternes,
ne savions pas de quoi il s’agissait ; on nous a dit que nous allions traverser pour le
Congo.
Q. Qui vous l’a dit ?
R. L’un des chefs Mai-mai
Q. Aviez-vous l’habitude de collaborer avec les Mai-mai ?
R. Non.
Q. Pourquoi alors avez-vous accepté spontanément à ce premier appel à l’aide ?
R. C’était une question d’argent.
Q. Combien vous avait-on promis ?
R. Autour de 30.000
Q. Francs Burundais ou dollars ?
R. Je crois qu’on avait changé les dollars en FBU.
33
Q. Combien étiez-vous ?
R. Nous étions vingt-trois.
Q. Que s’est-il passé à votre arrivée en RD Congo ?
R. Nous nous sommes joints à des Mai-mai et aux Interahamwe.
Q. Comment avez-vous su qu’il s’agissait des Interahamwe ?
R. Je sais les identifier par leur langue Kinyarwanda, alors que les Mai-mai parlent
différentes langues congolaises.
Q. Où avez-vous rejoint ces Interahamwe ?
R. C’était quelque part par-là, non loin de Rukoko, mais du côté congolais.
Q. Combien étiez-vous alors ?
R. A peu près 90.
Q. Que s’est-il passé par la suite ?
R. Notre chef nous a dit qu’il y avait une petite mission à faire et que cette mission
nous donnerait un peu d’argent. Nous, nous croyions qu’il s’agissait d’une mission
ordinaire, du genre des petits coups que nous menions pour nous procurer un peu
d’argent. Nous avons longé la Ruzizi, en descendant vers le sud pendant 2 jours et 2
nuits. Nous nous sommes arrêtés le vendredi, près d’un étang et à proximité d’un
pont.
En attendant la tombée de la nuit, on planifiait. C’est là que le chef mai-mai nous a
dit : « Nous allons exterminer ces chiens de Banyamulenge, en représailles des
nôtres qu’ils ont fait périr. » Vers 23 heures, nous avons lancé l’assaut, sur deux
colonnes. Une colonne s’est dirigée vers le camp militaire, deux autres se sont
dirigées vers le camp des Banyamulenge, qui a été encerclé. L’ordre était qu’on ne
tire pas sur les Congolais, mais seulement sur les Banyamulenge.
Q. Qui donnait pareils ordres ?
R. C’était le chef Mai Mai. Nous avons attaqué le camp, les uns usant des armes à
feu, les autres incendiant les abris à l’essence.
Q.Où aviez-vous pris de l’essence ?
R. Je ne sais pas, nous avons simplement remarqué que les Mai-mai étaient venus
avec de nombreuses petites bouteilles d’essence. A la fin de l’opération, on a sifflé
pour le rassemblement avant de reprendre la même voie pour rentrer d’où nous
étions venus.
Q. Tu nous as dit qu’il y avait deux groupes, l’un pour attaquer les militaires, l’autre
pour attaquer les réfugiés Banyamulenge. Toi, personnellement, de quel groupe
étais-tu ?
R. J’étais de ceux qui ont attaqué les réfugiés.
Q. Combien étiez-vous au total ?
R. Nous étions très nombreux, je ne peux donner d’estimation.
Q. Est-ce que tu avais des raisons personnelles de t’en prendre aux Banyamulenge ?
R. Non, je n’en avais pas. Je ne visais d’ailleurs personne en tirant, je m’efforçais de
tirer entre les tentes, alors que les autres tiraient dans les tentes.
Q. Comment s’appelle votre chef, celui qui vous a conduit à partir de Rukoko ?
R. Il s’appelle Sekis.
Q. Et celui des Mai-mai ?
R. Je ne le connais pas.
Q. Et l’adjoint de votre chef ?
R. Nous l’appelions Mani.
Q. Comment s’appelait le chef des Interahamwe. ?
R. Je ne le connais.
Q. Raconte-moi la suite, après votre opération.
R. Nous avons marché pendant deux jours. A la fin, les Mai-mai nous ont remerciés
pour le service rendu. Nous nous sommes séparés au niveau de Rugobagoba, du
côté RDC, par groupes de provenance.
Q. Lorsque vous avez quitté Rukoko, aviez-vous vos propres armes ?
R. Nous avions nos propres armes ; ceux venus du Congo avaient aussi des armes
et des munitions dans des sacs.
Q. Comment se transmettaient les ordres, vu que vous parliez différentes langues ?
R. Il y avait parmi nous des interprètes.
Q. Tu as dit que de la RD Congo étaient venus des Interahamwe et des Mai-mai. A
quelle formation appartenais-tu, en tant que burundais ?
R. J’étais du FNL, basé à Rukoko.
Q. Après avoir accompli votre besogne, combien d’argent avez-vous perçu ?
R. Ca dépend. Certains ont reçu 30.000FBU, d’autres, comme moi, ont reçu
seulement 1000 FBU, au prétexte que j’étais un piètre combattant.
Q. Tu as donc tué pour 1000 FBU ?
R. Oui.
Q .Revenons à l’opération de Gatumba ; qu’est-ce que vous vous disiez pendant le
massacre ?
R. On disait : « Il faut les exterminer »
Q. Comment différenciez-vous, de nuit, le quartier des Banyamulenge de celui
d’autres congolais ?
R. Il y avait quelqu’un parmi les Congolais qui maîtrisait bien le terrain.
Q. Qui est-il ?
R. Je ne le connais pas
Q. Toi, personnellement, comment, as-tu réagi lorsque tu as appris, le lendemain, le
bilan du massacre auquel tu as participé pour 1000 FBU ?
R. J’en ai été très sincèrement meurtri.
Q. Comment as-tu été arrêté ?
R. Après cette opération, j’ai fui mon groupe, abandonnant là-bas mon arme. J’ai
longtemps marché en longeant la Ruzizi, jusqu’au moment où j’ai été appréhendé
par les forces de l’ordre. On m’a conduit à la zone, et même au camp de Gatumba où
j’ai reconstitué la scène du massacre.
Q.. Combien d’années as-tu passé au FNL ?
R. Quatre ans.
Q. Pourquoi est-ce seulement maintenant que tu as quitté ce mouvement ?
R. Je me suis rendu compte que ce n’était pas rentable.
Q. Avais-tu participé auparavant à des massacres similaires à celui de Gatumba ?
R. Non.
Q. Etait-ce la première fois que tu allais au front ?
R. Non, j’ai participé à d’autres attaques à Rutahana, à Rukoko, à Mabayi, à
Mugwi et à Gatoki , rien qu’au Burundi. Je n’avais jamais combattu au Congo.
Q. Où as-tu appris le métier des armes ?
R. Ici au pays, à Rugobagoba.
Q. Quel âge as-tu ?
R. Vingt -cinq ans seulement.
Q. Es-tu marié ?
R. Non
Q. As-tu des parents ?
R. Non, ils sont tous morts.
Q. Tu as de la famille ?
R. Non, je n’ai pas de famille.
Q. Quel est ton désir actuel ?
R. Je désire qu’on me libère pour que j’aille vivre de l’agriculture.
Q. Ne crains-tu pas les représailles du FNL pour avoir dévoilé leurs actes sur les
ondes des radios internationales ?
R. Non, ils n’oseraient pas venir me chercher, ils craignent les forces de l’ordre.
Q. Est-ce qu’il y a des FNL au Congo ?
R. Je n’en sais rien.
Q. En 4 ans au sein des FNL, combien de personnes as-tu tuées ?
R. Vingt seulement.
Q. Et à Gatumba ?
R. Approximativement, j’en ai tué trois.
Q. Avez-vous emporté des biens pillés du camp ?
R. Non, on n’a rien emporté ; moi personnellement, je suis revenu tel que j’étais parti.
Q. Avez-vous enlevé des gens du camp ?
R. Oui, on n’en a enlevé trois, mais on les a par la suite relâchés. Je ne sais ce qu’ils
sont devenus.
Q. On a appris que vous aviez aussi des femmes dans vos rangs, que c’était elles
qui chantaient et jouaient du tam-tam.
R. Non, c’est tout le monde qui chantait au rythme du tam-tam. On chantait des
mélodies mai-mai, pour se remonter le moral, sans en comprendre les paroles.
Q. Et d’où venaient les tam-tams ?
R. C’était les Mai-mai qui les avaient amenés.
Q. Est-ce que tu souhaiterais rencontrer les familles de ces trois- là que tu as tués au
camp ?
R. Non.
Q. Pourquoi ?
R. Non, ils ne me pardonneraient pas. Ils ne peuvent pas me pardonner.
Q. Et pourquoi penses-tu qu’ils ne te pardonneraient pas ?
R. Ils ne peuvent pas me pardonner.
Source/Reference:
Publie par Christiane Kayser dans le “Devoir de mémoire et responsabilité partagée pour l’avenir
REGARDS CROISES REVUE TRIMESTRIELLE Décembre 2004 N° 013”
http://www.pole-institute.org/documents/regard13.pdf
Ceux qui doutaient encore de l'implication des forces Congolaises dans le massacre de Gatumba, ce temoignage occulaire vous satisfairait, amoins que vous soyez des negationistes.
(Notons que l'on avait rencontré Jean Minani dans son lieu de détention le 30/08/04)
Jean Minani s'exiprime:
Q. Comment t’appelles-tu ?
R. Je m’appelle Minani Jean.
Q. Comment te retrouves-tu ici ?
R. Nous étions basés du côté de Rukoko lorsque des Mai-mai sont venus nous
contacter. Ils ont signé des conventions avec nos supérieurs. Nous, les subalternes,
ne savions pas de quoi il s’agissait ; on nous a dit que nous allions traverser pour le
Congo.
Q. Qui vous l’a dit ?
R. L’un des chefs Mai-mai
Q. Aviez-vous l’habitude de collaborer avec les Mai-mai ?
R. Non.
Q. Pourquoi alors avez-vous accepté spontanément à ce premier appel à l’aide ?
R. C’était une question d’argent.
Q. Combien vous avait-on promis ?
R. Autour de 30.000
Q. Francs Burundais ou dollars ?
R. Je crois qu’on avait changé les dollars en FBU.
33
Q. Combien étiez-vous ?
R. Nous étions vingt-trois.
Q. Que s’est-il passé à votre arrivée en RD Congo ?
R. Nous nous sommes joints à des Mai-mai et aux Interahamwe.
Q. Comment avez-vous su qu’il s’agissait des Interahamwe ?
R. Je sais les identifier par leur langue Kinyarwanda, alors que les Mai-mai parlent
différentes langues congolaises.
Q. Où avez-vous rejoint ces Interahamwe ?
R. C’était quelque part par-là, non loin de Rukoko, mais du côté congolais.
Q. Combien étiez-vous alors ?
R. A peu près 90.
Q. Que s’est-il passé par la suite ?
R. Notre chef nous a dit qu’il y avait une petite mission à faire et que cette mission
nous donnerait un peu d’argent. Nous, nous croyions qu’il s’agissait d’une mission
ordinaire, du genre des petits coups que nous menions pour nous procurer un peu
d’argent. Nous avons longé la Ruzizi, en descendant vers le sud pendant 2 jours et 2
nuits. Nous nous sommes arrêtés le vendredi, près d’un étang et à proximité d’un
pont.
En attendant la tombée de la nuit, on planifiait. C’est là que le chef mai-mai nous a
dit : « Nous allons exterminer ces chiens de Banyamulenge, en représailles des
nôtres qu’ils ont fait périr. » Vers 23 heures, nous avons lancé l’assaut, sur deux
colonnes. Une colonne s’est dirigée vers le camp militaire, deux autres se sont
dirigées vers le camp des Banyamulenge, qui a été encerclé. L’ordre était qu’on ne
tire pas sur les Congolais, mais seulement sur les Banyamulenge.
Q. Qui donnait pareils ordres ?
R. C’était le chef Mai Mai. Nous avons attaqué le camp, les uns usant des armes à
feu, les autres incendiant les abris à l’essence.
Q.Où aviez-vous pris de l’essence ?
R. Je ne sais pas, nous avons simplement remarqué que les Mai-mai étaient venus
avec de nombreuses petites bouteilles d’essence. A la fin de l’opération, on a sifflé
pour le rassemblement avant de reprendre la même voie pour rentrer d’où nous
étions venus.
Q. Tu nous as dit qu’il y avait deux groupes, l’un pour attaquer les militaires, l’autre
pour attaquer les réfugiés Banyamulenge. Toi, personnellement, de quel groupe
étais-tu ?
R. J’étais de ceux qui ont attaqué les réfugiés.
Q. Combien étiez-vous au total ?
R. Nous étions très nombreux, je ne peux donner d’estimation.
Q. Est-ce que tu avais des raisons personnelles de t’en prendre aux Banyamulenge ?
R. Non, je n’en avais pas. Je ne visais d’ailleurs personne en tirant, je m’efforçais de
tirer entre les tentes, alors que les autres tiraient dans les tentes.
Q. Comment s’appelle votre chef, celui qui vous a conduit à partir de Rukoko ?
R. Il s’appelle Sekis.
Q. Et celui des Mai-mai ?
R. Je ne le connais pas.
Q. Et l’adjoint de votre chef ?
R. Nous l’appelions Mani.
Q. Comment s’appelait le chef des Interahamwe. ?
R. Je ne le connais.
Q. Raconte-moi la suite, après votre opération.
R. Nous avons marché pendant deux jours. A la fin, les Mai-mai nous ont remerciés
pour le service rendu. Nous nous sommes séparés au niveau de Rugobagoba, du
côté RDC, par groupes de provenance.
Q. Lorsque vous avez quitté Rukoko, aviez-vous vos propres armes ?
R. Nous avions nos propres armes ; ceux venus du Congo avaient aussi des armes
et des munitions dans des sacs.
Q. Comment se transmettaient les ordres, vu que vous parliez différentes langues ?
R. Il y avait parmi nous des interprètes.
Q. Tu as dit que de la RD Congo étaient venus des Interahamwe et des Mai-mai. A
quelle formation appartenais-tu, en tant que burundais ?
R. J’étais du FNL, basé à Rukoko.
Q. Après avoir accompli votre besogne, combien d’argent avez-vous perçu ?
R. Ca dépend. Certains ont reçu 30.000FBU, d’autres, comme moi, ont reçu
seulement 1000 FBU, au prétexte que j’étais un piètre combattant.
Q. Tu as donc tué pour 1000 FBU ?
R. Oui.
Q .Revenons à l’opération de Gatumba ; qu’est-ce que vous vous disiez pendant le
massacre ?
R. On disait : « Il faut les exterminer »
Q. Comment différenciez-vous, de nuit, le quartier des Banyamulenge de celui
d’autres congolais ?
R. Il y avait quelqu’un parmi les Congolais qui maîtrisait bien le terrain.
Q. Qui est-il ?
R. Je ne le connais pas
Q. Toi, personnellement, comment, as-tu réagi lorsque tu as appris, le lendemain, le
bilan du massacre auquel tu as participé pour 1000 FBU ?
R. J’en ai été très sincèrement meurtri.
Q. Comment as-tu été arrêté ?
R. Après cette opération, j’ai fui mon groupe, abandonnant là-bas mon arme. J’ai
longtemps marché en longeant la Ruzizi, jusqu’au moment où j’ai été appréhendé
par les forces de l’ordre. On m’a conduit à la zone, et même au camp de Gatumba où
j’ai reconstitué la scène du massacre.
Q.. Combien d’années as-tu passé au FNL ?
R. Quatre ans.
Q. Pourquoi est-ce seulement maintenant que tu as quitté ce mouvement ?
R. Je me suis rendu compte que ce n’était pas rentable.
Q. Avais-tu participé auparavant à des massacres similaires à celui de Gatumba ?
R. Non.
Q. Etait-ce la première fois que tu allais au front ?
R. Non, j’ai participé à d’autres attaques à Rutahana, à Rukoko, à Mabayi, à
Mugwi et à Gatoki , rien qu’au Burundi. Je n’avais jamais combattu au Congo.
Q. Où as-tu appris le métier des armes ?
R. Ici au pays, à Rugobagoba.
Q. Quel âge as-tu ?
R. Vingt -cinq ans seulement.
Q. Es-tu marié ?
R. Non
Q. As-tu des parents ?
R. Non, ils sont tous morts.
Q. Tu as de la famille ?
R. Non, je n’ai pas de famille.
Q. Quel est ton désir actuel ?
R. Je désire qu’on me libère pour que j’aille vivre de l’agriculture.
Q. Ne crains-tu pas les représailles du FNL pour avoir dévoilé leurs actes sur les
ondes des radios internationales ?
R. Non, ils n’oseraient pas venir me chercher, ils craignent les forces de l’ordre.
Q. Est-ce qu’il y a des FNL au Congo ?
R. Je n’en sais rien.
Q. En 4 ans au sein des FNL, combien de personnes as-tu tuées ?
R. Vingt seulement.
Q. Et à Gatumba ?
R. Approximativement, j’en ai tué trois.
Q. Avez-vous emporté des biens pillés du camp ?
R. Non, on n’a rien emporté ; moi personnellement, je suis revenu tel que j’étais parti.
Q. Avez-vous enlevé des gens du camp ?
R. Oui, on n’en a enlevé trois, mais on les a par la suite relâchés. Je ne sais ce qu’ils
sont devenus.
Q. On a appris que vous aviez aussi des femmes dans vos rangs, que c’était elles
qui chantaient et jouaient du tam-tam.
R. Non, c’est tout le monde qui chantait au rythme du tam-tam. On chantait des
mélodies mai-mai, pour se remonter le moral, sans en comprendre les paroles.
Q. Et d’où venaient les tam-tams ?
R. C’était les Mai-mai qui les avaient amenés.
Q. Est-ce que tu souhaiterais rencontrer les familles de ces trois- là que tu as tués au
camp ?
R. Non.
Q. Pourquoi ?
R. Non, ils ne me pardonneraient pas. Ils ne peuvent pas me pardonner.
Q. Et pourquoi penses-tu qu’ils ne te pardonneraient pas ?
R. Ils ne peuvent pas me pardonner.
Source/Reference:
Publie par Christiane Kayser dans le “Devoir de mémoire et responsabilité partagée pour l’avenir
REGARDS CROISES REVUE TRIMESTRIELLE Décembre 2004 N° 013”
http://www.pole-institute.org/documents/regard13.pdf
Friday, April 24, 2009
LES TRAVAUX NOBLES QUE FAIT UGEAFI de Mr. Butoto
Le Journal Minembwe vous apporte le "update" de développement de Minembwe en dépit des conflits presque incessant. Ce travail demontre la detérmination et la tenacité de notre Frere Butoto Naum qui n'a pas succumbé au temptation de s'exiler comme nous, suite aux difficultés qu'a connu notre territoire de Minembwe et aller outre-mer comme l'ont fait la plupart de nous. Nous vous félicitons frere Butoto et toute votre équipe et aussi vos partenaires. Je vous présente ci-dessous les photos de l'Ecole Secondaire Modele de Minembwe en plaine construction:

Legende:
Photo 1. Il s’agit ici une de ces six classes déjà tôlées dans laquelle les élèves, vu les besoins, y suivent les enseignants. Si bien que la faîtière n’est pas encore posée, les travaux du crépissage et autres ne sont pas encore faits, les élèves n’ont pas le choix, ils exploitent déjà les bâtiments de six classes. On peut imaginer qu’ils étudient dans les conditions difficiles car ils sont dépourvus de bien de choses, les bancs pour illustrer comme le montre cette photo.
Photo 2. Cette photo présente le bloc administratif et deux salles de classes. L’emplacement du terrain nous a imposé cette disposition. A l’époque de la prise de photo, les travaux sont ceux de la pose de la toiture sur ce bâtiment. La salle sur laquelle les tôles sont entrain d’être, c’est celle qui abritera le bloc administratif. Les deux salles sans toiture abriteront deux classes.
Photo3. Ici c’est la fondation du dernier bâtiment de quatre classes. Comme vous pouvez le voir, déjà on est à la phase d’élevage de murs. A cote, la maisonnette construite pour le dépôt.
Pour le Journal Minembwe
Muhoza Akim

Legende:
Photo 1. Il s’agit ici une de ces six classes déjà tôlées dans laquelle les élèves, vu les besoins, y suivent les enseignants. Si bien que la faîtière n’est pas encore posée, les travaux du crépissage et autres ne sont pas encore faits, les élèves n’ont pas le choix, ils exploitent déjà les bâtiments de six classes. On peut imaginer qu’ils étudient dans les conditions difficiles car ils sont dépourvus de bien de choses, les bancs pour illustrer comme le montre cette photo.
Photo 2. Cette photo présente le bloc administratif et deux salles de classes. L’emplacement du terrain nous a imposé cette disposition. A l’époque de la prise de photo, les travaux sont ceux de la pose de la toiture sur ce bâtiment. La salle sur laquelle les tôles sont entrain d’être, c’est celle qui abritera le bloc administratif. Les deux salles sans toiture abriteront deux classes.
Photo3. Ici c’est la fondation du dernier bâtiment de quatre classes. Comme vous pouvez le voir, déjà on est à la phase d’élevage de murs. A cote, la maisonnette construite pour le dépôt.
Pour le Journal Minembwe
Muhoza Akim
Wednesday, April 8, 2009
Democratique Republic of Congo: Banyamulenge Civilians in danger in the territory of Minembwe
The Mayi Mayi militia army continues to launch many attacks against villages in the territory of Minembwe in Democratic Republic of Congo, killing civilians, burning villages and stealing cattle.
After 5 days outside their homes, today some people are returning to their villages despite these attacks because they do not have any food assistance.
Since the beginning of these attacks, hundreds of people were displaced and sought refuge in nearby villages and schools, including inhabitants of Kakenge who took refuge in a school of UGEAF (a local NGO), but they have no food or medication.
It is important to recall that these displaced persons within their territory are living in appalling conditions, and in contant fear of further attacks.
The cause of this new attack is not well known except, the rumors according to which Mayi Mayi milicia do not want the presence of so-called joined forces (Rwandan-Congolese forces) recently deployed in Southern Kivu province to track down genocidal Interahamwe known as FDLR, as was the case recently in North Kivu.
Therefore, these Mayi Mayin known to be Interahamwe allies want revenge on the Banyamulenge population for the simple reason of being Tutsis.
It is not by accident that these attacks against the Banyamulenge coincide with the 15th commemoration of the genocide of Tutsis in Rwanda by extremist Hutus in 1994. It seems like it is a signal saying that the ideology of xenophobia against Tutsis continues in the DRC.
However, contrairy to previous attacks, according to new information, a group of soldiers of the Congolese armed forces seem to act in support of the local warriors who try to protect their people and livestock, and this source states that a government soldier called Semuhanuka Gahanuzi, a munyamulenge soldier from Masunzu group was killed on the battlefield.
Needless to mention that since January 1996, the Banyamulenge of South Kivu in Congo, has suffered several attacks sporadically by Mayi Mayi militias.
According to some analysts, this new wave of attack against Banyamulenge, the fear is that the Minembwe population might be attacked from all sides.
One the one hand, they have suffered attacks from Mayi-Mayi militias, and on the other hand, it runs the risk of not only being attacked by bandits coming into the national army, but the genocidaire forces of the FDLR combattant who are still aspiring to exterminate the Tutsi.
The population of Minembwe, left without any protection, is calling the Congolese government, the UN force (MONUC) and the international community to use their influence to put an end to these heneous attacks and provide assistance to this population without any humanitarian assistanc as soon as possible.
Pour lire la version Francaise de cet article cliquez sur/ To read the French version of this article please click on: http://www.mulenge.blogspot.com/
By
Akim
JournalMinembwe@yahoo.ca
After 5 days outside their homes, today some people are returning to their villages despite these attacks because they do not have any food assistance.
Since the beginning of these attacks, hundreds of people were displaced and sought refuge in nearby villages and schools, including inhabitants of Kakenge who took refuge in a school of UGEAF (a local NGO), but they have no food or medication.
It is important to recall that these displaced persons within their territory are living in appalling conditions, and in contant fear of further attacks.
The cause of this new attack is not well known except, the rumors according to which Mayi Mayi milicia do not want the presence of so-called joined forces (Rwandan-Congolese forces) recently deployed in Southern Kivu province to track down genocidal Interahamwe known as FDLR, as was the case recently in North Kivu.
Therefore, these Mayi Mayin known to be Interahamwe allies want revenge on the Banyamulenge population for the simple reason of being Tutsis.
It is not by accident that these attacks against the Banyamulenge coincide with the 15th commemoration of the genocide of Tutsis in Rwanda by extremist Hutus in 1994. It seems like it is a signal saying that the ideology of xenophobia against Tutsis continues in the DRC.
However, contrairy to previous attacks, according to new information, a group of soldiers of the Congolese armed forces seem to act in support of the local warriors who try to protect their people and livestock, and this source states that a government soldier called Semuhanuka Gahanuzi, a munyamulenge soldier from Masunzu group was killed on the battlefield.
Needless to mention that since January 1996, the Banyamulenge of South Kivu in Congo, has suffered several attacks sporadically by Mayi Mayi militias.
According to some analysts, this new wave of attack against Banyamulenge, the fear is that the Minembwe population might be attacked from all sides.
One the one hand, they have suffered attacks from Mayi-Mayi militias, and on the other hand, it runs the risk of not only being attacked by bandits coming into the national army, but the genocidaire forces of the FDLR combattant who are still aspiring to exterminate the Tutsi.
The population of Minembwe, left without any protection, is calling the Congolese government, the UN force (MONUC) and the international community to use their influence to put an end to these heneous attacks and provide assistance to this population without any humanitarian assistanc as soon as possible.
Pour lire la version Francaise de cet article cliquez sur/ To read the French version of this article please click on: http://www.mulenge.blogspot.com/
By
Akim
JournalMinembwe@yahoo.ca
Monday, April 6, 2009
UNE AUTRE GUERRE A MINEMBWE PAR LES MAI MAI
Une fois de plus, la milice Mayi Mayi ont attaqué la population de Minembwe sans défense.
Selon les informations en notre disposition, cinq villages ont été attaqués, pillés et détruits et, éventuellement, 5 personnes sont mortes et 10 gravement blessés.
Les suivants sont les villages qui auraient été attaqués par les milices Mayi Mayi: Kakenge, Kalingi, Muriza, Rugezi et Rwitsankuku.
Bien que Minembwe est fortement peuplées par un grand nombre de forces militaires gouvernementale, ils ne sont pas intervenus pour protéger la population civile.
La population civile a eu pour habitude de se défendre.
Un groupe d'hommes connu sous le nom de "abagiriye", une force de défense locale a joué bravement dans la défense de la population.
Il est triste de voir encore une fois une telle attaque coordonnée contre la population banyamulenge par les forces de la milice soutenu par le gouvernement congolais, malgré les efforts déployés par le groupe de militaires banyamulenge de tenter de rejoindre l'armée gouvernementale.
Le Journal Minembwe suit de près cette information.
AK
Selon les informations en notre disposition, cinq villages ont été attaqués, pillés et détruits et, éventuellement, 5 personnes sont mortes et 10 gravement blessés.
Les suivants sont les villages qui auraient été attaqués par les milices Mayi Mayi: Kakenge, Kalingi, Muriza, Rugezi et Rwitsankuku.
Bien que Minembwe est fortement peuplées par un grand nombre de forces militaires gouvernementale, ils ne sont pas intervenus pour protéger la population civile.
La population civile a eu pour habitude de se défendre.
Un groupe d'hommes connu sous le nom de "abagiriye", une force de défense locale a joué bravement dans la défense de la population.
Il est triste de voir encore une fois une telle attaque coordonnée contre la population banyamulenge par les forces de la milice soutenu par le gouvernement congolais, malgré les efforts déployés par le groupe de militaires banyamulenge de tenter de rejoindre l'armée gouvernementale.
Le Journal Minembwe suit de près cette information.
AK
Wednesday, April 1, 2009
USA PRESIDENT BARACK OBAMA TO VISIT AFRICA SOON

According to information in our disposal, His Excellence President Barack Obama, the 44th American President and the first African-American president in USA, will be visiting Africa from April 21 this year.
Rwanda is among the first African countries that Barack Obama will visit this month when he starts his first tour of Africa as US president. There is no doubt that President Obama will first visit Kenya before visiting any other African country to show his homage of his motherland country.
Although an American,Barack Obama is also an African by heritage. His father was a Kenyan who maried an american woman and begot Obama during his stay in USA as an international student. Obama has never lost touch with his African heritage. He had been visiting his grand parents in Kenya before he became the strongest man on the planet.
The African countries expected to be visited by Obama are Kenya, Uganda, Rwanda, Swaziland, and South Africa.
During his short visit in Rwanda, Obama will no doubt condamn the perpetrators of genocide against Tutsis and the western complicity and their indifference as they watched for 100 days while Tutsis were being slaughtered day by day. The month of April is a crucial and very sensitive period in Rwanda, and Obama will undoubtedly make notice of that tragedy.
However, genocide will not be the only item on discussion table with the Rwandan president Paul Kagame, investment and Rwanda's development are also expected to be on Paul Kagame's agenda.
President Obama knows that Rwanda has proven to be one of the best African countries for not only good governance but also for security, business and good investment climat.
America is well known for its support for Rwanda. However, one might bet that Obama will most probably bring up the question of DRC and Rwanda's role in the ongoing conflict in DRCongo, particularly the issue of general Nkunda. It should not surprise anyone though if Obama commended Rwanda for helping Kabila to dismantle the FDLR Hutus genocidaire forces in Congo.
It remains to be seen if Obama administration will continue supporting Rwanda as did his predecessors. But, all indications seem to confirm that the relationship between those two countries will most probably continue, because under the current Rwandan regime, Rwanda has continued to earn respect of the International community, why not of the United States of America. After all, Obama is an African, why would he not support one of the African countries that has badly and injustly suffered western indifference?
Journal Minembwe
Akim
Thursday, December 11, 2008
REFLEXION SUR UN KIVU INDEPENDENT, UNI ET PROSPERE.
Apres une période honteuse due aux declarations de nos soient-disant politiciens politiquement vides de sens et des visions, on risqué encore d’etre frapper par une determination de s’abstenir aux debats sur notre avenir comme peuple. Ca fait plus d’un mois que je suis en Afrique central, et je me suis rendu compte combien les gens sont vraiment dégoutées des demarches nuisibles don’t un nombre important des soient-disant leaders d’opinions (basées completement et hontement sur la pensée clanique).
Une chose m’a quand meme soulager: c’est le fait que nos voisins Kivutiens semblent etre pret aux pensées liberatrices. Ici je vais dire que la question d’auto-determination des deux Kivus n’est plus un taboo. Pour certains de nous qui ont toujours rever un Kivu prospere et independent, c’est une grande inspiration!
Malheureusement, les Sanabalates et les Tobias sont toujours en plaines demarches des confusions, et désorientent un bon nombre des Kivutiens.
Cependant, il ne faut pas avoir peur, car il n’y rien des plus puissant qu’une idée dont son temps est arrive!! Il faut tout de meme décourager et si possible ignorer ceux parmis nous qui se précipitent vers la voie de division.
Divisés nous sommes tous faibles. Unis les Kivutiens pourrait devenir, et pour de bon, une des plus grandes forces de la region des grands lacs.
Contrairement a` certains de nous qui profitent de notre division et qui betement croient qu’ils ont vraiment quelque chose a` gagner, je suis profondément et sincèrement persuadé qu'avec notre determination et notre dignité, le people Kivutien, uni sous un leadership éclairé, émergera une fois encore non pas comme un groupe socialement et politiquement divisé en function de leurs tribus, mais comme un bloc et une force dont la grandeur est indestructible parce qu'elle sera bâtie non plus sur la mentalité divisioniste, l'envie et la suspicion, mais basée sur l'espoir, la confiance, l'amitié, et dirigé pour le bien-etre de tous.
Par Akim
Une chose m’a quand meme soulager: c’est le fait que nos voisins Kivutiens semblent etre pret aux pensées liberatrices. Ici je vais dire que la question d’auto-determination des deux Kivus n’est plus un taboo. Pour certains de nous qui ont toujours rever un Kivu prospere et independent, c’est une grande inspiration!
Malheureusement, les Sanabalates et les Tobias sont toujours en plaines demarches des confusions, et désorientent un bon nombre des Kivutiens.
Cependant, il ne faut pas avoir peur, car il n’y rien des plus puissant qu’une idée dont son temps est arrive!! Il faut tout de meme décourager et si possible ignorer ceux parmis nous qui se précipitent vers la voie de division.
Divisés nous sommes tous faibles. Unis les Kivutiens pourrait devenir, et pour de bon, une des plus grandes forces de la region des grands lacs.
Contrairement a` certains de nous qui profitent de notre division et qui betement croient qu’ils ont vraiment quelque chose a` gagner, je suis profondément et sincèrement persuadé qu'avec notre determination et notre dignité, le people Kivutien, uni sous un leadership éclairé, émergera une fois encore non pas comme un groupe socialement et politiquement divisé en function de leurs tribus, mais comme un bloc et une force dont la grandeur est indestructible parce qu'elle sera bâtie non plus sur la mentalité divisioniste, l'envie et la suspicion, mais basée sur l'espoir, la confiance, l'amitié, et dirigé pour le bien-etre de tous.
Par Akim
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