Thursday, November 29, 2012

Débat Sur le Massacre de Gatumba selon Masunzu, Ruberangabo, et Nkunda

Ces extraits sont publies pour des raisons d'archives pour qu'un jour nul ne dement pas ses propres paroles car l'histoire jugera chaque personne selon ses dires et actes.

 


 
MASSACRE OU GENOCIDE A BUKAVU ?
Dix ans après les massacres commis au Rwanda contre les Tutsis, une partie de la communauté tutsie de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) se dit victime d'un nouveau génocide, une accusation démentie par des enquêtes de Human Rights Watch et de l'Onu.
 
Le mot tabou a tout d'abord été lâché par un officier dissident, le général Laurent Nkunda, lui-même
issu de la communauté tutsie congolaise et ancien combattant de l'armée rwandaise. Il n'y a pas eu de «planification d'un massacre», a déclaré mercredi M. Roberto Ricci, chef de la section des droits de l'Homme à la Mission des Nations unies en RDC (Monuc), rentré la veille de Bukavu, la capitale de la province du Sud-Kivu occupée pendant une semaine au début du mois par les hommes du général Nkunda qui affirmait répondre aux exactions dont sa communauté était victime.
Il y a bien eu des massacres, mais on ne peut pas dire qu'une communauté ait été particulièrement ciblée, a ajouté M. Ricci. Il cite à cet effet le nombre de 26 personnes blessées par balles entre les 28 et 29 mai, dont onze sont décédées alors qu'aucune d'entre elles n'était de la communauté tutsie des Banyamulenge.

Laurent Nkunda avait pris la ville le 2 juin pour la quitter le 9, en affirmant s'être trompé sur la réalité des exactions à l'encontre de sa communauté. Il avait relancé ses accusations quelques jours plus tard, menaçant de «libérer l'est» de la RDC et de lancer une guerre contre le pouvoir central. La culture du génocide n'appartient pas au Congo, a estimé M. Ricci. Les officiers dissidents ont amené des idées qui sont étrangères à la culture congolaise, en parlant de choses qui d'après moi n'appartiennent pas au Congo, a ajouté M. Ricci, soulignant que toutes les communautés de Bukavu ont été victimes de viols, pillages et meurtres, mais que l'on y a aussi constaté de la solidarité à l'égard des Banyamulenge.
Ces conclusions confirment celles de l'organisation américaine de défense des droits de l'Homme, Human Rights Watch, qui avait estimé dimanche qu'il n'existait pas de planification ou d'aspect systématique dans les massacres commis à Bukavu. Les accusations de génocide
2 ont toutefois trouvé un écho et le "président de la communauté Banyamulenge de Bukavu, Uvira, Goma, Kinshasa, Minembwe et de la diaspora", Benoit Mubanda Kadage, a repris le flambeau. Dans un communiqué publié par la presse kinoise mercredi, il déclare solennellement que les événements de Bukavu constituent bel et bien des actes de génocide.
Il demande au gouvernement de transition de reconnaître et de condamner avec force les actes de génocide commis contre les membres de la communauté Banyamulenge, d'établir la responsabilité des commanditaires de ces actes et donc de traduire en justice pour crime de guerre et crime contre l'humanité les officiers supérieurs de la région militaire dont dépend Bukavu. M. Mudamba appelle ensuite la communauté internationale à reconnaître les actes de génocide.

Il demande enfin aux membres de la communauté Banyamulenge présents dans les institutions de suspendre leur participation dans les institutions de la transition au cas où les demandes formulées auprès du gouvernement ne sont pas satisfaites.
Un autre président, lui aussi Banyamulenge, le député Enoch Ruberangabo Sebineza, président de l'association culturelle Shikama Banyamulenge, estime pour sa part que les officiers dissidents sont de véritables criminels dont les membres de la communauté Banyamulenge n'ont nullement besoin.
Si la réalité du génocide est contestée, la division des Banyamulenge, elle, commence à s'étaler au grand jour.
(D'après AFP)
© Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, 2004
BBC Monitoring International Reports. June 16, 2004

 


HEADLINE: DR CONGO: BANYAMULENGE COMMUNITY DIVIDED OVER
GENOCIDE CLAIMS


 
(Presenter) After the claims of Human Rights Watch, the human rights section of MONUC (UN Mission in DRC Congo) has investigated the alleged massacres of Banyamulenge people in Bukavu.
MONUC reached the same conclusion as Human Rights Watch, namely that there have been killings and serious violations of human rights by the two sides, but that there had not been any attempt to commit genocide in Bukavu..............

 
Meanwhile, the Banyamulenge community does not agree on the subject of the massacre of the Banyamulenge. Many complain of not understanding the situation and of rather being its victims.
Reacting to the claim on Radio Okapi last night, one of the Banyamulenge leaders in Goma (eastern DRC Congo) Benoit Mubanda had the following to say:(Mubanda) Considering the recent events in Bukavu, Uvira and the entire province of Sud-Kivu, in which civilians were savagely massacred for the simple fact of belonging to the Banyamulenge community, or identified as such because of their facial appearance, we demand the following: The transitional government of the DRC Congo must admit and condemn strongly the acts of genocide committed against the Banyamulenge people.
Determine the initiators of the genocide and bring them to justice for war crimes and crimes against humanity.
Immediately repatriate Banyamulenge refugees, provide them with security and compensate them for all their losses.
We demand all the Banyamulenge participating in the transitional institutions to suspend their participation, in case the government does not meet the demands.
(Presenter) Enoc Sebineza, a Banyamulenge who lives in Kinshasa, still on the microphone of our Okapi radio colleagues, did not share the claims of Benoit Mubanda:
(Sebineza) As the saying goes (words indistinct) begins at home. Indeed, how can you initiate war and avoid killing Banyamulenge. (Words indistinct) one's war and own initiators, that is very clear. This has nothing to do with Banyamulenge people.
What we also deplore is that some compatriots attacked Banyamulenge people because a member of their community had misbehaved. The same does not apply to other communities.
This is what I have always denounced, and that is the trap in which we, the Congolese, always fall. This helps our enemies a great deal.

(Presenter) Another Banyamulenge, Patrick Masunzu, for his part stressed that there had been no massacre or any attempt to massacre the Banyamulenge that those who were claiming to be Banyamulenge were under the pay of Rwandans.

Mercredi 16 juin 2004 | dernière mise à jour le 16/06/2004 à 20h59 (heure de Bruxelles).
 
 
 
Débat Masunzu versus Nkunda sur la BBC
 Samedi le 21 août 2004, (la BBC émissions en Kirundi) le journaliste Ndayihurume a confrontés les opinions de Nkunda, Masunzu, Ruberwa, Muller Ruhimibika et Enoch Ruberangabo.
L’émission a eue un effet énorme au Rwanda et Burundi où elle est beaucoup suivie. Le fait que trois dirigeants banyamulenge s’opposent avec argument et une fermenté au pions de Kagame qui disent « vouloir défendre les banyamulenge » fait réfélchif beaucoup de monde. La démagogie de Kagame selon laquelle il serait « le défenseur des tutsi et que tous les tutsi doivent l’obéir, le suivre et le défendre s’ils veulent survivre », a reçue un grand point d’interrogation. Nous publions içi le texte complèt de la traduction entière de l’émission.
On peut constater soi-même que les nationalistes congolais ont des camarades à part entiers dans leur combat. Il s'agit des banyamulenges qui se battent côte à côte avec les mai mai et le gouvernement à Kinshasa sous la direction du Président Kabila contre le complot des agresseurs et leurs pions congolais, pour la stabilité et le sucès de la transition.
Leonard Kasimba
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Suivez aussi L'Emission ‘”Imvonimvano” (Dialogue) suivant, animé par Ndayihurume, journaliste à la BBC, émission en Kirundi. BBC, 21 août 2004
Ndayihurume. Nous allons parler avec Muller Ruhimbika résidant en France, qui represente le parti politique FRF (Forces Républicaines federalistes) dont le siège se trouve à Minembwe.
Avec l’honorable député de la society civile dans la parlement de transition à Kinshasa, Enoch Ruberangabo.
Avec le général Nkundamihigo et le colonel Pacifique Masunzu qui se trouve à Minembwe.
Général Nkunda, vous venez de déclarer ce mardi que vous aller commencer la guerre pour combattre le gouvernement actual en RDC pour le remplacer avec un gouvernement dont les congolais pourrint être content.
Nkunda. Si le gouvernement ne sait pas assurer la sécurité des banyamulenge, il nous faut garantir nous-même notre sécurité.
Moi je ne suis pas soutenu par les gouvernement rwandais ou burundais. Mais je parles en tant que munyamulenge et je veux combattre le gouvernement congolais.
Ceux qui ont commis le massacre au Burundi savaient que le Burundi ne connaît pas de sécurité et que le gouvernement burundais n’existe pas. Pour les militaires burundais il est difficile de reconaître des vrais réfugiés de ceux qui font semblant et qui viennent en réalité pour massacrer les gens.
Avant de faire ce massacre au réfugiés congolais, il y a eu un attaque sur le camp militaire burundais. Les militaires burundais se sont battus avec ceuxw qui les attaquaient et ils n’étaient pas conscient qu’il y avait en même temps une attaque contre le camp des réfugiés.
Moi, comme général, je suis sûr que les Mai mai, le FDLR et les autres forces négatives travaillent pour le gouvernement de Kinshasa.
Ndayihurume. Mr Ruberangabo quelle est votre réaction sur le massacre à Gatumba ?
Enoch Ruberangabo.
Nous sommes choqués par ce massacre et nous offrons nos condoléances aux familles qui ont perdu les leurs. Mais je ne suis pas d’accord avec la version du général Nkunda. C’est toujours les rwandais qui souhaitent que la guerre continuera au Congo. Par exemple : en août 98, ils avaient dit qu’ils rentraient au Rwanda, mais trois jours après ils ont commencé la guerre.
Pour les victimes de Gatumba il faut dire que le responsable c’est le RCD. Ils n’ont jamais pensé à la population. Même dans les négociations, leur objectif était seulement d’aller chercher des postes dans le gouvernement. Ruberwa il est maintenant une année dans le gouvernement à Kinshasa. Deux jours après qu’il est arrivé à Kinshasa comme vice-président, le RCD a commencé les combats à Bibokoboko. Cela démontre que le RCD ne se souci pas du tout de la sécurité de la population. Tout le monde connaît la guerre que la RCD a mené à Minembwe. Il y a eu beaucoup de morts, et Ruberwa était dans cette période là à la tête du RCD, et il n’a rien dit. Si ce n’était pas le colonel Masunzu qui a résisté avec les armes, la population de Minembwe aurait été exterminée.
Il y a la bataille que Mutebusi a provoqué à Bukavu dernièrement. Mais Mutebusi n’a pas commencé cette guerre de soi-même. C’est le RCD et les alliés rwandais qui avaient donné l’ordre à Mutebusi de combattre.
Ndayihurume. Nous avions demandé la participation dans ce débat de la part de Ruberwa. Mais son porte-parole nous a dit qu’à cause du deuil proclamé à Goma, ce n’est pas le moment de dialoguer avec ses frères. Ruberwa sait que ce n’est pas la première fois que des Banyamulenge disent qu’il y a des gens qui sont morts à cause de lui. Ses frères disent qu’il ne travaille que pour lui même et pour le Rwanda.
Je vous faire entendre ce que Ruberwa nous a déclaré en juillet 2002 en ce qui concerne les combats à Minembwe.
Ruberwa. Il n’y a pas de guerre au Minembwe. Le seul problème qui existe est bien le problème d’un militaire indiscipliné, c’est-à-dire Masunzu.
Les Banyamulenges connaissaient beaucoup de problèmes avec leurs voisins et ce sont les Rwandais qui nous ont aidé à trouver la solution.
Le problème de la nationalité que nous avions, c’est les rwandais qui nous ont aidé à résoudre ce problème. C’est à Sun City que nous avons résolus le problème de la nationalité. L’Union Européenne et les Nations Unis étaient présentes et ils ont déclarés que tout le monde qui vivait au Congo avant 1960 a le droit sur la nationalité congolaise. Nous sommes donc des Congolais comme les autres congolais.
Et si nous avons trouvé cette solution c’est grâce au Rwanda. Moi comme politicien je ne comprends pas les gens qui sont contre les rwandais, alors que si nous vivons pour le moment comme des congolais, c’est grâce au Rwanda.
Ceux qui sont contre le Rwanda ne fait que de la mauvaise propagande. Masunzu qui combat pour le moment les rwandais, qu’est-ce qu’il va aboutir, sont objectif est de faire exterminer les Banyamulenges, il n’a pas de force pour battre le Rwanda.
Si le Rwanda poursuit Masunzu pour le moment, Masunzu a amené la guerre à la population. Mais il n’est pas seul : il est avec les interahamwes. Il n’a pas la force de combattre le Rwanda, il est soutenus pas les forces négatives.
Ndayihurume. Mais beaucoup de banyamulenges disent souvent que toi Ruberwa et Bizima Karaha et Moise Nyarugabo, vous travaillez uniquement pour le Rwanda, vous ne travaillez pas pour le peuple Banyamulenge. Les gens ne sont pas contents des hommes politiques. Est-ce que les hommes politiques et leurs militaires, vont-ils trouver une bonne solution pour les banyamulenges ?
 Nkunda tu es contre qui ?
Nkunda. Moi je suis contre le gouvernement de Kinshasa qui ordonne les gens de venir nous tuer. A propos de Ruberwa, dans la guerre de Bukavu, lui aussi, il n’était pas avec Nkunda et Mutebusi parce qu’il est dans le gouvernement de Kinshasa. Mais Ruberwa a bien compris que le gouvernement de Kinshasa était contre lui, car quand il est venu à l’Est il a été désavoué par le gouvernement congolais, qui disait qu’il n’était pas en mission gouvernementale.
Ndayihurume. Nous avons atteint le colonel Masunzu. Voici son opinion.
Masunzu. C’est depuis deux ans que je suis membre de l’armée congolaise sous la direction de Kinshasa. Ce que Nkunda dit, je ne suis pas d’accord. Si réellement les problèmes au Congo seront résolus un jour, ce ne sera pas grâce à Nkunda, ni grâce au RCD de Ruberwa. Le RCD collabore toujours avec les Rwandais. Je me suis opposé au RCD et j’ai combattu les militaires de l’armée rwandaise comme un congolais et je demeure toujours un congolais, j’obéit le gouvernement congolais et je lutte pour le peuple congolais. Nkunda s’oppose au gouvernement parce que derrière lui il y a le Rwanda et il travaille pour le Rwanda.
Il combat le gouvernement, mais ni le gouvernement et ni les congolais savent pourquoi. Mais il doit savoir que le gouvernement congolais a beaucoup de militaires, celui qui osera encore combattre le Congo, il va être confronté avec le Congo qui se défendra politiquement et militairement. Et il doit savoir que par mis les militaires congolais il y a des militaires qui proviennent de l’ethnie Banyamulenge et tous ces soldats vont combattre celui qui osera encore venir attaquer le Congo.
Nous sommes aujourd’hui à Minembwe, sur le sol congolais, ensemble avec la population congolaise. Nous luttons pour cette population pour que cette population ne soit pas attaqué.
Et le gouvernement Congolais est d’accord avec notre présence à Minembwe. C’est le gouvernement à Kinshasa qui nous dirige et la population congolaise qui se trouve sur le haut plateau, ils sont content de nous voir là sur place. Et quand le gouvernement trouve qu’il est nécessaire de nous transférer dans une autre province, ont pourra aller sans problème dans n’importe quel province.
Mais Nkunda se trouve à Goma et déclare qu’il ne travaille pas pour le Congo, qu’il ne suit pas les ordres de ses chefs hierarchique. Mutebusi il est au Rwanda pour le moment. Il est aller là-bas de propre volonté, comment on pourrait considérer ces gens comme des militaires congolais qui voudraient défendre le peuple congolais ?
Ndayihurume. D’après ce que nous entendons de la part de Nkunda et le RCD, c’est le gouvernement congolais qui est responsable pour le massacre de Gatumba. Est-ce que tui savais cela et pourquoi tu n’as rien fait ?
Masunzu. Le massacre de Gatumba est arrivé sur le sol burundais, pas sur le sol congolais. Si c’était sur le sol congolais, là vous pourriez me poser cette question pourquoi je n’ai pas stoppé ce massacre. Nous vraiment on regrette que des congolais ont été tués d’une telle manière sur le sol burundais. Et vous pouvez demander le RCD et le gouvernement burundais pourquoi ils n’ont pas pu stoppé le massacre des réfugiés qui se trouvaient sur le sol burundais, un pays qui a des militaires et un gouvernement ?
Si cela serait arrivé au Congo, on aurait pu stopper cela, parceque nous sommes içi pour protéger la population congolaise. Personne ne pourrait faire cela dans l’entité que nous dirigeons. Nous sommes les militaires congolais qui doivent protéger toutes les ethnies congolaises. Je peux vous donner la preuve: vous voyez dès que les rwandais sont entrés au Rwanda, vous n’avez plus entendu parler de massacre dans un village congolais. Et nous avons pu peu de problèmes pour arrêter le massacre de Bibokoboko que le RCD était en train de commettre.
Moi je me trouves loin de l’endroit où le massacre a eu lieu. Ceux qui disent que les gens qui ont fait ce massacre sont venu du Congo devraient comme nous attendre les enquêtes. Moi je ne peux pas confirmer que ces gens seraient venu du Congo, parce que je suis loin et je ne sais pas.
Ndayihurume. Nous entendons souvent dire que vous travaillez avec les interahamwe et le FNL. Le FNL vient de déclarer que ce sont eux qui ont fait cela. Comme vous travaillez ensemble avec eux, qu’est-ce que vous en dites ?
Masunzu. C’est regrettable que des gens continuent à dire ceci. Je n’ai jamais travaillé aucun jour ni avec les interahamwes ni avec le FNL. Vous pouvez demander à mes accusateurs : comment Masunzu peut travailler avec le FNL et en même temps condamner le massacre ? Je ne travaillerais jamais avec les interahamwes. Vous pouvez demander à la population du haut plateau, s’ils ont déjà vu quelqu’un des interahamwes ou du FNL. En plus, je ne me trouve pas dans la brousse, je suis toujours dans les villages. Il y a des gens qui me visitent. Il y a les autorités civiles qui n’ont jamais rencontré des interahamwes ou des FNL. Ceux qui m’ont visités et les autres qui me visiteront dans le futur ne rencontrerons jamais qulqu’un des interahamwes ou des FNL.
Celui qui parle ainsi, c’est celui qui veulent provoquer encore une guerre au Congo et qui n’est pas content de ce que les congolais sont en train de faire. Et je n’ai pas de honte du tour pour travailler avec le gouvernement congolais parce que je suis congolais. Je suis congolais, je travaille pour les congolais et je vais mourir comme un congolais. Ceux qui rancontent cela ils ont leur intérêt pour dire que je travaille avec les interahamwes et le FNL. Je vous le dis, c’est faux archi-faux.
Nkunda dit qu’il va faire la guerre contre le gouvernement congolais parce qu’il y a eu des banyamulenge qui sont peut-être tués à Bukavu. Mais c’est lui-même, Nkunda ensemble avec Mutebusi, ce sont eux qui ont amenée la guerre à Bukavu et ce sont eux qui ont tués la population à Bukavu. Nous regrettons d’entendre que Nkunda dit cela. Alors qu’il oublie de dire que c’est bien lui qui a tué beaucoup de Congolais à Bukavu.
Ndayihurume. Est-ce que le colonel Masunzu, si la guerre vient encore du côté de Mutebusi, tu es capable de le combattre.
Masunzu. Nous sommes de militaires congolais, celui qui osera d’attaquer le Congo, nous sommes prêt de le combattre jusqu’au bout.
Ruberangabo. Nous sommes içi avec la mentalité du RCD. Le RCD n’a jamais fait la deuil de ceux qui ont été tués à Bibokoboko, ni à Minembwe. Alors quelle est la différence avec ceux qui ont été tués à Gatumba ? Le RCD dit qu’il fait le deuil, pour quelle raison ? Nous ne sommes pas d’accord avec ce que Ruberwa fait. Il travaille uniquement pour les propres intérêts du RCD.
Muller Ruhimbika. Nous, du FRF, nous offrons nos condoléances aux familles de nos frères qui sont massacrés au Burundi. Nous avons dit que depuis que le RCD a commencé leur rebellion, la seule chose ce qu’ils ont fait c’est que les gens sont tués. A Minembwe nous avons la force, nous avons nos enfants militaires. Nous n’avons pas de généraux, ni de soldats rwandais. Or pour le moment je vous dis qu’il n’y a pas la sécurité dans toute l’entité que contrôle le RCD. Mais chez nous à Minembwe il y a la sécurité totale. Ceux qui accusent le gouvernement de Kinshasa pour le massacre à Gatumba, ils oublient que Ruberwa lui-même il est dans ce gouvernement. Moi je ne sais pas qui a envoyé les gens pour massacrer à Gatumba. Je suis trop loin de là. Mais celui qui a fait cela, je le condamne et il a profité de la discorde entre les congolais que Ruberwa maintient et entretient.
Ndayihurume Est-ce que Muller, comme président du FRF, vous êtes contre le gouvernement de Kinshasa ?
Muller Ruhimbika. Je ne suis pas contre le gouvernement de Kinshasa, je suis contre le RCD qui ne peut pas résoudre les problèmes, car leurs résolutions proviennent toujours du Rwanda.
Si Ruberwa comme président du RCD, veut que la sécurité règne à l’Est du Congo, il doit d’abord confesser ce qu’il a fait dans le passé. Mais s’il continue à travailler pour les rwandais et en même temps il va à Kinshasa comme un vice-président de la RDC, tous les Kivutiens le combatront jusqu’à la fin, parce que nous ne sommes pas d’accord avec cette politique de trahison.
Ndayihurume. Général Nkudna, d’après votre déclaration de mardi, vous avez dit que vous allez assurer la sécurité vous –même. Vous dites que le gouvernement congolais ne veut pas la sécurité des Congolais. Tu es toujours près de combattre le gouvernement de Kinshasa ?
Nkunda. Le gouvernement de Kinshasa aime seulement la province de Kivu, mais ils n’aiment pas la population de Kivu. Nous disons que s’ils ne veulent pas aimer la population de Kivu et qu’ils laissent les gens mourir de cette manière, nous sommes bien capables de chercher la paix nous-mêmes dans notre province.
Je ne vois pas comment le gouvernement Kinshasa peut aimer le Kivu, mais il n’aime pas les Rwandophones, ni les Tutsi et les Kivutiens en général.
Le gouvernement de Kinshasa dit qu’il ne veut plus voir les Rwandais dans l’est du congo. Si vous aimez le Congo, il faut aimer tous les congoais et tout le monde qui habite le Congo. S’il ne veulent pas faire cela, Dieu va nous aider de trouver un gouvernement qui aime leur population.
Fin
Source:
BBC, 21 août 2004
Emission ‘”Imvonimvano” (Dialogue)
Animé par Ndayihurume, journaliste à la BBC, émission en Kirundi.

Wednesday, November 21, 2012

CELEBRATION DE LA PRISE DE GOMA A KAMPALA


Le ridicule ne tue pas dit-on. Alors que Goma, Sake sont maintenant dans les mains des militants de M23 et bien tot Bukavu s'ajoute sur la liste, le president Kabila rejoint la fete a` Kampala pour celebrer cette victoire impressionante de M23. L'homme a` deux chapeaux va bientot rentrer a` Kinshasa et sera salue par un groupe des manifestants dont certains qui ne pouvaient s'y rendre a` Kinshasa notamment le soit disant opposition Katangaise, aurait envoye cette declaration sur la prise de Goma.
Cependant, bien que nombreux bavards congolais condamnent leur president, Mr. Kabila, qui n'est pas du tout different de tout autre Congolais, il y a au moins un qui a osé dire la verité dans sa reaction sur la declaration ci-dessous. Il s'agit de Moise Tshombe  qui a reagit ainsi:

Chers amis et vous tous qui vous appellez de l'opposition politique du Katanga sans oublier
tous ceux qui sont au pouvoir, bonjour! Pourquoi avez-vous peur de la verite?
 L'heure a sonne ou la tour de Babel va s'ecrouler. C'est pour le bien de tout le monde.
Ceux qui declarent aimer ce territoire le font pour leurs interets egoistes.
Si la tour de Babel n'etait pas tombe, est-ce ces gens seraient-ils arrives au ciel?
Il y a plus de 50 ans que ce territoire est indenpendant. Qu'est-ce qui y a ete realise en terme de developement?
Depuis que le Ruanda est ce qu'il est aujourd'hui, il y a au moins 10 universites construites par le gouvernement.
 Combien y a-t-il chez vous? Il faut que le Katanga devienne comme Goma.

Mr. Tchombe, Katanga deviendra aussi comme Goma, c'est seulement question du temps. Wait and See


  

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Monday, August 15, 2011

REMEMBERING GATUMBA GENOCIDE



13th August marks the 7th anniversary of the Gatumba genocide perpetrated against Banyamulenge refugies in the camp in Burundi. Some of the survivors have been resettled in USA and Canada. This year, the 7th commemoration was organized in CYRACUSE USA. The following are some of the media coverage highlights:

http://www.9wsyr.com/mediacenter/local.aspx?videoid=2754327

http://centralny.ynn.com/content/top_stories/553502/gatumba-massacre-remembered/?r=9845930940

http://www.syracuse.com/news/index.ssf/2011/08/congolese_refugees_gather_in_s.html

Saturday, August 13, 2011

COMMEMORATION DU 7EME ANNIVERSAIRE DE MASSACRE DE GATUMBA

French version
Aujourd'hui des dizaines de milliers de personnes Banyamulenge affluent dans diverses villeS autour du monde pour commemorer le 7ème anniversaire du massacre de 160 réfugiés Banyamulenge par les forces negatives de FNL de Agatha Rwasa le 13 Aout 2004 au Burundi.
Ce Samedi le 13 Aout, 2011, la communauté Banyamulenge Nord Americaine (USA & Canada) a tenuée la céremonie commemorative au CYRACUSE, (Etats-Unis d'Amerique).
Tandis que les autres en ont organisés d'autres évenements en Europe, au Rwanda, au Burundi et ailleurs.
La nuit du 13 au 14 Aout 2004, 7 ans jour pour jour, des jeunes, vieux, mamans, papas, et enfants Banyamulenge de partout au Monde, commemorent le carnage de plus de 160 personnes Banyamulenge et peu des Babembes tués a cause de leurs proximité avec les refugies Banyamulenge qui étaient massacrés, tués, fusillés, coupés par des machettes dans le camp de refugies de Gatumba au Burundi. Ces réfugiés abandonnés par le HCR et victimes de la haine et idéologies xénophobe des extremistes tant Hutu Burundais, Rwandais que Congolais contre les les Tutsis. Ces refugies Banyamulenge ont été massacré sans aucune autre cause qu'etre tout simplement Tutsis.

Ces massacres ont été malheureusement soutenus et facilité par certaines autorités de gouvernement Congolaises et Burundaises et reste dans les oubliettes ausein de ces deux gouvernement.
Les auteurs de ces massacres qui sont encore dans l’armée congolaise et Burundaise restent impunis et certains d'entre eux sillonnent souvent dans des quartiers autour des communautés ou villages Banyamulenge et les autres sont encore sur le lieu de leurs crimes. Les membres de la communauté Banyamulenge tous demandent que les auteurs connus de ce massacre soient traduits en Justice.
Ce qui est trop triste c'est le fait que la communauté Banyamulenge resident en RDCongo continue de subir des attaques sporadiques, des tueries systematiques aux mains des extremistes Hutus et Congolais. Alors qu'on se préparait pour commemorer le genocide de Gatumba, un jeune Munyamulenge fils du Pasteur Karubandika vient d'etre assassiné par un groupe des bandits armé pret d'Uvira.
Un jour Dieu nous vengera ici bas ou au ciel.

Wednesday, August 3, 2011

DISCOURS DE RUBERWA A L’OCCASION DU 13ème ANNIVERSAIRE DU RCD




MOT DE CIRCONSTANCE DE MONSIEUR AZARIAS RUBERWA MANYWA, PRESIDENT NATIONAL DU RASSEMBLEMENT CONGOLAIS POUR LA DEMOCRATIE A L’OCCASION DU 13ème ANNIVERSAIRE DE LA CREATION DU PARTI KINSHASA,

3 AOUT 2011

Mesdames et Messieurs,


Il y a exactement 13 ans jour pour jour depuis que fut créé le Rassemblement Congolais pour la Démocratie, un Mouvement de libération devenu depuis 2003 un parti politique. Ce jour là, fut le point de départ d’un autre long voyage pour la renaissance de la démocratie congolaise qui avait déjà connue des ratés comme ceux de1990 avec le discours du Président Mobutu sur la démocratisation et de 1996 avec l’AFDL qui porta au pouvoir le président Laurent Désiré Kabila. Des congolais de diverses backgrounds s’unirent alors et au fur et en mesure, ceux de l’intérieur comme de l’extérieur, jeunes et vieux, étudiants et professeurs, simples vendeurs et hommes d’affaires, civils et militaires … pour lutter contre la dictature et les violations des droits de l’homme, la mauvaise gouvernance et l’insécurité, les injustices et le retour à l’ordre ancien. Certains de camarades perdirent leurs vies parce qu’ils crurent en un idéal (garder une minute de silence pour eux).


Depuis lors, les victoires du RCD sont connues de tous au cours da sa lutte. Sur le plan militaire et politique, il conquit et contrôla la quasi moitié du pays pendant cinq ans et sur le plan des négociations, il fut une force sans laquelle elles n’auraient pas abouti, l’accord des cascades en disant long. La signature de l’Accord de Lusaka qui imposa le cessez le feu et plus tard de l’Accord de paix de Pretoria qui conclut la lutte armée et les négociations politiques permirent une nouvelle ère démocratique dans notre pays, la République Démocratique du Congo. La mise en œuvre de ces accords a permis une nouvelle Transition avec pour finalité l’organisation des élections libres, transparentes et démocratiques, depuis plus de 40 ans. Bien sûr qu’il y a eu d’autres forces démocratiques que nous saluons et qui, avant nous et avec nous ont poursuivi la lutte pour la démocratie. Mais il nous semble que le rôle du RCD fut à une époque donnée, très déterminante.


Entre le premier Juillet 2003 et le 6 Décembre 2006, le Rassemblement Congolais pour la Démocratie a contribué énormément à la construction de la démocratie notamment à travers sa participation à la gestion du pays et des institutions de la République. Cette gestion et cette participation ont consisté à influencer positivement les décisions du Gouvernement et du Parlement, en la réunification du pays, la réunification de l’armée et de la police et des autres services, en la rédaction et l’adoption par le référendum d’une nouvelle Constitution démocratique… enfin en la participation aux élections provinciales et nationales, c’est-à-dire parlementaires et présidentielles. Le Rassemblement Congolais pour la Démocratie obtint des résultats intéressants dont des sièges dans les assemblées provinciales et les deux chambres du Parlement. Aujourd’hui, avec un regard rétroactif, le RCD peut et doit se réjouir d’avoir véritablement participé à la construction de l’édifice démocratique dans notre pays. Qu’il y ait eu imperfection, j’en conviendrais comme il s’agit de toute œuvre humaine, mais des résultats positifs incontestables, il y en a eu et l’histoire, la bonne, les retiendra pour toujours. Il est même possible d’affirmer que sans la lutte du RCD, la démocratisation comme nous la vivons aujourd’hui n’aurait pu se réaliser que beaucoup plus tard dans notre pays.


Mesdames et Messieurs,


Nous sommes à la veille de nouvelles élections pour une seconde législature après la lutte du RCD. Celles-ci aussi, s’insèrent évidement dans son bilan, n’en déplaise aux incrédules. Car, s’il n’y avait pas eu des premières élections à la suite de la lutte du RCD, il n’y aurait pas eu ces deuxièmes et plus tard les 3ème, les 4ème, etc. Ainsi, l’histoire de la démocratie en RDC, après 32 ans au moins de règne Mobutu, 16 ans de Transition sous ce dernier et plus d’une année depuis l’AFDL, l’histoire dis-je de notre démocratie reproduira à jamais ce nouveau chapitre consacré au RCD et à la renaissance de la démocratie qui partit du 2 Août 1998. Cette histoire, mieux cette page d’histoire ne s’effacera pas et devra restée empreinte en lettres indélébiles et faire de l’histoire du RCD, l’histoire de la Démocratie « encore » en RDC. Nous devons nous en réjouir et félicitons tous ceux qui y ont contribué morts et vivants, où qu’ils se trouvent.


Mesdames et Messieurs,


La gestion du pays pendant cette législature finissante n’a pas été à la hauteur des attentes qu’elle avait suscitées lors des campagnes de 2006. Lors de notre deuxième congrès, nous aurons le temps de nous y attarder. Toutefois, il faut noter qu’en dépit des efforts des gouvernants, il est resté de graves problèmes notamment sur le plan de la Justice, de l’Education, de la Santé, de la distribution d’eau et d’électricité, du climat des Affaires, de la sécurité, de la mise en œuvre de la décentralisation, des droits de l’homme, de changement des mentalités, de la distribution des richesses nationales, du contrôle parlementaire…


La corruption a atteint des proportions inquiétantes, on dirait comme jamais auparavant. Et le comble de tout, mieux le coup fatal, en tout cas contre la démocratie pour laquelle le RCD s’est battu fut sans doute la révision constitutionnelle de Janvier 2011. Elle n’était ni nécessaire, ni opportune pour qui que ce soit, ni réclamée par la majorité de la population.


La démocratie en RDC aurait poursuivi son bon chemin sans elle c’est-à-dire cette révision là. Depuis qu’elle est intervenue, certaines élections sont comme « du déjà gagnées », certains résultats sont comme « du déjà connus ». Cette révision a été exécutée par la majorité des représentants du peuple au parlement sans qu’ils traduisent véritablement les aspirations de celui-ci. L’opinion s’interroge toujours en échange de quoi pouvaient-ils agir si mal ? Il s’agit d’un véritable recul, d’un raté démocratique. Il valait mieux tenir les présentes élections sans cette révision pour plus de sérénité et de légitimité d’une part, et pour plus de décentralisation et donc du développement, d’autre part. Les effets de cette révision ne se sentent pas beaucoup encore assez, et ceci peut nous rendre incompris, mais plus tard quand la majorité de la population l’aura compris, elle réclamera certainement le retour à la première version de la constitution passée sous référendum en 2006. En ces jours-là, le RCD sera prêt pour l’accompagner et reconquérir les acquis soi-disant démocratiquement perdus, le long du parcours de la démocratie.


Mesdames et Messieurs,

Il nous faut repenser la démocratie, du moins le contenu du concept démocratie dans notre pays, à présent que, dans tous les cas, nous nous préparons de rentrer aux urnes. Car, si la démocratie dans son contenu, dans notre pays, se résume dans la distribution de l’argent que l’on n’a pas produit et dans le tribalisme, alors, nous sommes malheureux et sur une mauvaise pente. En effet, nous assistons chaque jour aux achats de conscience et aux appels sur fond de tribalisme, ce qui explique fondamentalement la prise de certaines décisions de certains politiciens et les mouvements interpartis sans qu’ils soient fondés sur les idéaux et les projets de société.

Ceci est grave lorsque la décision du vote est fondée sur les mêmes antivaleurs. Ici, il s’agit de la démocratie au stade embryonnaire et immature qui ne peut pas aider à résoudre les problèmes de notre population. S’il faut y ajouter la possibilité élevée de fraude, l’élection perd ses qualités de libre, de transparente et de démocratique et devient une non élection, un non événement car ne pouvant pas transformer le vécu quotidien de la population. Or, c’est à cela que sert la vraie démocratie. Nous en appelons à la conscience des dirigeants de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), des institutions de la République, des partis politiques et des électeurs, le peuple, pour tendre vers de vraies élections basées sur les idées c’est-à-dire la vision, le programme et le profil des candidats. Ce sont ces élections là qui peuvent nous sortir du joug de la misère et de la pauvreté dans un pays dont le potentiel des richesses est à peu près le même que celui des Etats–Unis, de la Chine et du Japon réunis, trois premières économies du monde, selon des sources crédibles.

A ce niveau là, le clivage pouvoir-opposition et le clichet visant les personnes perdent de l’intérêt en faveur de la Nation ; car la vision de ce que nous voulons voir le Congo devenir en 10, 20, 30 ou 50 ans doit être notre affaire à nous tous. Certes, nous devons raisonner dans les cercles des partis et des regroupements, mais avant tout nous devons raisonner « NATION ». C’est une question de prestige et de dignité qui nous pousse encore à saisir cette opportunité qui est le rendez-vous avec l’histoire à travers les élections qui arrivent.

La CENI en particulier doit garantir son indépendance et la transparence dans tout ce qu’elle fait. Jusqu’ici, elle donne l’impression d’être sous le diktat ou des événements ou des hommes. C’est ce diktat qu’elle répercute sur les acteurs politiques et l’ensemble de la population sans se soucier de ce qui est juste et équitable. Car, insister sur le dépôt des candidatures dès le 04 août, c-à-d après demain, menacer de séparer dans le temps la tenue des élections présidentielles et parlementaires, ce n’est ni juste ni équitable. Et elle le sait.

La CENI devrait transcender les pressions des uns et des autres et ne prendre pour thermomètre que sa conscience pour autant qu’elle ne l’ait pas encore perdue. Du reste, tout le monde s’accorde dans les salons sur l’impréparation de ces élections. Mais tout le monde n’a pas le courage de le dénoncer de peur d’être taxé de ne pas vouloir la tenue des élections dans le délai constitutionnel, délai, dans tous les cas déjà bradé. Si le report en est la réponse, alors il faut ensemble assumer. Or, nous assistons à la fois au cynisme du pouvoir et à l’hypocrisie de l’opposition. Il est important de marier l’utile et l’agréable et de tenir les élections à la fois dans un climat apaisé et dans des conditions moins ou non suspectes. C’est ce prix là qu’il faut payer pour la crédibilité de nos élections. Beaucoup a été dit plus haut sur le bilan négatif du pouvoir qui a gouverné pendant ces cinq dernières années, hormis des réalisations considérables notamment en matière de sécurité (relativement), de coopération régionale, des finances et des rapports avec les bailleurs des fonds, de réconciliation entre communautés, de liberté, de religion, de début de construction des infrastructures sur un réseau routier très vaste. Cependant, il y a également à dire sur l’opposition. Les divisions de l’opposition en un temps comme celui-ci constituent un prestige dont elle ne devrait se permettre si elle veut être une voie d’alternative et succéder ainsi au pouvoir actuel. C’est cela l’ambition démocratique noble.

En effet, l’unité de l’opposition est la seule réponse à ses ambitions aux élections présidentielles, parlementaires nationales et provinciales et plus tard aux élections municipales et locales. C’est aussi la réponse à offrir aux attentes d’une grande partie de la population qui veut voir l’alternance. Il est donc temps de laisser tomber les petites ambitions des uns et des autres au profit de l’ambition qui vise l’instauration d’un nouveau système de gouvernance, mieux de bonne gouvernance, en mettant les intérêts du peuple à l’avant-plan. C’est le projet de société qui a pour objet ce contenu qui finira par imposer l’alternance dans ce pays, tôt ou tard. Telle est la conviction profonde du Rassemblement Congolais pour la Démocratie, notre cher parti, qui parfois en paie les frais d’incompréhension.
Le RCD a entamé la marche un certain 2 Août 1998, il la poursuit avec un bon bilan malgré les embûches et un jour il y parviendra avec tous ceux qui croient dans les vraies valeurs qui ont réussi à relever les Nations à travers l’histoire à savoir la Dignité, la Justice, la Travail, la Famille, l’Unité, l’intégrité, ainsi que d’autres valeurs intellectuelles, morales, sociales et spirituelles dont la République Démocratique du Congo a besoin aujourd’hui. Plantées dans les cœurs des leaders visionnaires et capables, ces valeurs rendront notre Nation prospère en assurant le bien être de tous. Elles la rendront également compétitive sur l’échiquier africain et international. Nous en avons les atouts.

Mesdames et Messieurs,

Après l’ère de la reprise de la démocratie en RDC grâce à lutte du Rassemblement Congolais pour la Démocratie, le temps vient où les antivaleurs ne seront plus adorées, recherchées et vécues comme mode de vie comme c’est le cas aujourd’hui. Nous devons croire en l’avenir de la RDC. Le Rassemblement Congolais pour la Démocratie travaille pour hâter ce temps. Il reste une force pour la victoire sur les antivaleurs et la pauvreté, une force pour un Etat de droit et la bonne gouvernance de la RDC, une force pour le bien être de la population congolaise.


Je vous remercie.
Maitre Azarias Rubewa Manywa
Président du Rassemblement Congolais pour la Démocratie
et Vice-Président de la RDCongo

Friday, July 8, 2011

L'AVION CRASH A KISANGANI




Ce Vendredi, le 08 Juillet,2011, un avion Boeing 727 transportant 112 personnes s'est écrasé à l'aéroport de Kisangani en République démocratique du Congo (RD Congo). Il ya eu au moins 53 survivants qui ont été trouvé jusqu'ici.
Environ 112 passagers et membres d'équipage étaient à bord lorsque le crash s'est produit.
Certaines sources affirme que l'avion Boeing 727 appartient a` la compagnie d'aviation dite Hewa Bora appartenant au président Kabila.

Des accidents d'avion de cet envirgule en RD Congo ne sont pas rares. En avril, un bimoteur de l'ONU de type jet de banlieue s'est écrasé alors qu'il tentait d'atterrir à Kinshasa, tuant 32 personnes. L'année dernière, un autre avion piloté par le chef Belge d'une compagnie aérienne locale a tué au moins 20 passagers à son accident dans l'ouest de la RD Congo.

Akim
Editor in Chief

Journal Minembwe
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